Tim Sherwood et le bourbier Villa

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Tim Sherwood et le bourbier Villa
Tim Sherwood et le bourbier Villa

Après une première éxpérience à Tottenham, Tim Sherwood est venu se poser sur le siège le plus chaud d'Angleterre, dans un Aston Villa démoralisé. Une opération survie contre-nature pour celui qui affichait des qualités de bâtisseur.

On l'avait quitté le 11 mai 2014, après une belle victoire de Tottenham (3-0) face à Aston Villa, après une courte éxpérience - six mois seulement - à la tête des Spurs. Qu'y avait-il a retenir de l'éxpérience du novice, venu remplacer un André Villas-Boas en perdition au creux de l'hiver ? Treize victoires, dont un beau succès (1-2) à Old Trafford, trois nuls, et six défaites. Un bilan plutôt positif en Premier League donc, au premier coup d'œil. Sauf que lorsque les Spurs perdaient, les défaites résonnaient alors comme de grosses mandales assénées par les patrons. 1-5 face à Manchester City à domicile, 4-0 à Stamford Bridge, 0-1 dans le derby face aux Gunners et enfin un balayage en règle, 4-0 à Anfield. Autant de traces laissées par les gros pour écraser les rêves du wannabe londonien. En six mois, Sherwood a donc payé pour apprendre, comme le veut l'expression consacrée, tout en posant les premières pierres du chemin de l'éclosion programmée des Kane, Bentaleb ou Mason.
Opération commando
Bref, on imaginait le champion d'Angleterre 95 prendre un petit club "familial" en début de saison, avoir le temps de bâtir, et construire son équipe en y incorporant des jeunes, des qualités qu'il avait su montrer lors de sa courte éxpérience à la tête des Spurs. Pourtant, neuf mois après son licenciement, voilà Sherwood catapulté à la tête d'Aston Villa, pire attaque des cinq grands championnats, incapable de gagner à domicile et en pleine opération survie, après une première partie de saison catastrophique sous les ordres de Paul Lambert. Un pari ambitieux, et une mission au premier abord taillée pour un homme et un groupe capable de verser des litres de sueurs et des larmes pour sauver un club en perdition. Ce que Villa n'est pas, d'après son nouveau coach : "Nous ne pouvons pas être le Crystal Palace de l'an dernier, ou le West Brom de cette saison. Se battre, bec et ongles, balancer devant, protéger un résultat, ce n'est pas nous. Notre équipe est meilleure avec le ballon, plus taillée pour se battre pour une place en Europa League" disait-il après sa première victoire face à West Bromwich.
"Avoir des couilles pour jouer à Aston Villa"
Car oui, si tout n'est pas parfait depuis l'arrivée de Sherwood - deux défaites inaugurales, deux victoires, puis deux nouvelles défaites - le coach a su remobiliser ses...




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