Tiens, tiens, les Bleus n'ont pas d'attaque...

le , mis à jour à 23:00
0
Tiens, tiens, les Bleus n'ont pas d'attaque...
Tiens, tiens, les Bleus n'ont pas d'attaque...

Contre une équipe irlandaise sûre de ses forces et bien plus inspirée, le XV de France a affiché de manière criante ses difficultés à construire des attaques. La simple confirmation d'un constat fait depuis plusieurs mois.

Certains trouvent déjà le score sévère. Contre l’Irlande, les Bleus ont en effet perdu avec quinze points d’écart (9-24). Mais sévère pourquoi ? Parce que Michalak et Spedding ont raté chacun une pénalité ? A part ça, on voit mal quand le XV de France aurait pu gonfler son capital points dans cette finale du groupe D. En 80 minutes, jamais les coéquipiers de Thierry Dusautoir ne se sont approchés de l’en-but adverse. Deux malheureuses percées de Spedding et Michalak, et puis plus rien. French flair, construction d’attaques, jeu au large sont désormais des expressions qui appartiennent au passé pour les hommes de Philippe Saint-André. Avant le match, les Irlandais et les Français avaient insisté sur le combat physique qui allait avoir lieu à Cardiff. Combat il y a eu. Mais des fulgurances offensives, on n’en a vu que d’un côté ce dimanche soir. Toute la semaine, le débat s’est articulé autour du nom des deux ailiers qui allaient débuter la rencontre. PSA a choisi Brice Dulin - qui, effectivement, a été bon sous les chandelles, mais c’est bien maigre… - et Noa Nakaitaci. Mais à quoi bon aligner des ailiers si le jeu ne part jamais au large ?

Rappelez-vous le Tournoi 2015…

Mathieu Bastareaud et Wesley Fofana, si intéressants contre le Canada, n’ont pas réussi à franchir le premier rideau défensif adverse. Car le XV du Trèfle, c’est autre chose que le Canada et la Roumanie. Et chez les arrières, seul Spedding a semblé surnager. Les autres ont été mangés par la domination irlandaise, domination qui n’a permis qu’à quelques avants de se mettre en évidence. Les cinq victoires de rang, une première sous l’ère Saint-André, étaient en fait un simple écran de fumée. Depuis plus d’un an, les Bleus n’ont pas d’attaque et ne marquent plus d’essais dans les grands rendez-vous. Avoir un buteur peut parfois suffire. Mais quand c’est l’équipe adverse qui monopolise le ballon, difficile de la mettre à la faute et de se procurer des occasions d’envoyer le ballon entre les perches. Un cercle vicieux dont les Français ne parviennent plus à extraire depuis de nombreux mois dès que la route s’élève. Rappelez-vous le dernier Tournoi ! Quatre essais sur les quatre premières rencontres, dont des matchs contre l’Ecosse et l’Italie, puis un festival (perdant) avec cinq essais dans un match fou contre l’Angleterre. Pas de surprise en définitive. Les Bleus sont au niveau qui est le leur depuis trop longtemps. Et à moins d’un retour de flamme offensif venu de nulle part contre les All Blacks, la Coupe du monde s’arrêtera dans une semaine pour la France.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant