Tiens, c'est quoi ce club accusé de faire l'apologie de Franco ?

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Tiens, c'est quoi ce club accusé de faire l'apologie de Franco ?
Tiens, c'est quoi ce club accusé de faire l'apologie de Franco ?

En Espagne, le club de Villafranco C.F est au cœur d'une polémique inédite. Au nom de la loi sur la mémoire historique, une plainte a été déposée et vise le nom du club, qui ferait l'apologie de Francisco Franco.

"En maintenant ce nom contraire à la loi sur la mémoire historique, l'équipe Villafranco C.F commet un abus d'autorité qui entraîne une amende entre 3 006 et 30 051 euros, ainsi qu'un retrait de licence provisoire ou définitif." C'est en ces termes qu'Eduardo Ranz, avocat madrilène, appelle à la suspension du Villafranco C.F, club d'Isla Mayor, commune située dans la province de Séville. Selon cet avocat, le club aurait été nommé ainsi "en hommage" à Francisco Franco, dictateur qui a régné sur l'Espagne de 1939 à 1975. La plainte a été déposée au tribunal de Coria del Río et à la Fédération espagnole de football. Pire, le club serait coupable d'une violation de la loi sur la mémoire historique (visant à reconnaître les victimes du franquisme). Retour sur une polémique, qui trouve ses origines dans le changement de nom de la commune qui abrite le club. Et où le football occupe donc une place bien anecdotique.

Un fondateur antifranquiste


En 1956, la ville d'Isla Mayor est rebaptisée Villafranco del Guadalquivir, honorant celui qui imposait alors son diktat sur l'Espagne. En 2000, les habitants se battent pour que la ville retrouve son nom d'origine. Le décret est finalement voté, et les stigmates laissés par le dictateur espagnol peuvent enfin disparaître. Problème, une institution a résisté à ce changement de nom : le Fútbol Club Villafranco. Fondé en 1968, le club n'a pourtant rien d'un instrument de propagande. Aux origines de l'équipe andalouse, on trouve Sebastián Borja et Vicente Baixauli. Le premier faisait partie du Frente de Toledo, proche des républicains antifranquistes. "Baixauli ne s'est lui jamais prononcé. Il n'était d'aucun camp. Ils ont simplement pris le nom du village, comme cela se fait partout", explique Enrique Gutiérrez, président du club depuis un an et qui subit aujourd'hui les foudres de nombreuses associations. Depuis la plainte au pénal déposée par l'avocat spécialiste des droits de l'homme et de la mémoire historique, le club est au cœur d'une énorme polémique.

Ici ses intégrants feraient l'apologie du franquisme, là ils "inciteraient à la haine" comme l'énonce le texte rédigé par Eduardo Ranz. Le président du Villafranco C.F s'en défend ardemment : "Nous ne sommes ni franquistes, ni de gauche, ni de…




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