Tibet : quand le Parti communiste veut avoir son mot à dire sur la réincarnation du dalaï-lama

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Si un 15e dalaï-lama venait et faisait honte à la fonction, l'institution serait ridiculisée, estime le dalaï-lama.
Si un 15e dalaï-lama venait et faisait honte à la fonction, l'institution serait ridiculisée, estime le dalaï-lama.

"La réincarnation du dalaï-lama doit être approuvée par le gouvernement central, et non par d'autres parties, y compris le dalaï-lama lui-même. Sans l'approbation du gouvernement central, sa réincarnation est illégale." Non, ce n'est pas un gag. C'est ce que vient de déclarer très sérieusement Zhu Weiqun, le chef du Comité pour les affaires ethniques et religieuses du Comité national du PC chinois lors de la Conférence consultative politique du peuple chinois, l'organe consultatif politique suprême du pays.

En clair, pour Pékin, le dalaï-lama n'a pas son mot à dire sur sa réincarnation. Ce n'est pas lui qui décide, c'est le gouvernement chinois qui doit valider sa réincarnation. Pour appuyer son discours, Zhu Weiqun a même diffusé un document remontant à une "ordonnance en 29 articles pour une gouvernance plus efficace du Tibet", promulguée en 1793, dans lequel l'empereur de Chine valide la réincarnation.

Derrière cette étonnante déclaration, il y a un bras de fer. Pékin tente de contrecarrer les récentes déclarations du dalaï-lama, qui a affirmé qu'il ne souhaitait pas avoir de successeur et que la tradition de réincarnation du bouddhisme tibétain cesserait après sa mort. De quoi rendre Pékin ivre de rage alors que les dirigeants chinois prétendent depuis des années vouloir désigner le successeur de celui qui a reçu le prix Nobel en 1989.

"L'institution serait ridiculisée"

Pour décrédibiliser les vues de Pékin sur le choix de...

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  • frk987 le samedi 14 mar 2015 à 18:21

    Humour chinois incompréhensible pour les occidentaux.