Tibet: la propagande chinoise relayée par de faux comptes Twitter

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Tibet: la propagande chinoise relayée par de faux comptes Twitter
Tibet: la propagande chinoise relayée par de faux comptes Twitter

Au moins une centaine de faux comptes Twitter propagent la propagande chinoise sur le Tibet, incluant des attaques contre le dalaï lama, selon une organisation de défense des Tibétains.Ces comptes diffusent des messages censés convaincre le monde que le Tibet est une région chinoise où règne la sécurité et dont les habitants baignent dans la félicité, a précisé Free Tibet dans un communiqué lundi soir.Les chercheurs de l'ONG basée à Londres ont identifié une centaine de comptes aux titulaires fictifs, les photos de leur profil ayant été subtilisées sur l'internet, notamment sur des sites de mannequins. Ceci probablement pour mieux accrocher l'oeil des internautes.Des photos de personnalités, comme celle de Syd Barrett, un des membres fondateurs des Pink Floyd, ont également été utilisées pour créer ces faux comptes, censés appartenir à des Occidentaux, affirme Free Tibet.Les "Twittos" fictifs, dont certains semblent parler couramment chinois, renvoient à des reportages de propagande de la presse officielle chinoise, où des Tibétains semblent se réjouir de leurs conditions de vie et des politiques du gouvernement central.Un message hostile au dalaï lama, le chef spirituel des Tibétains qui est la bête noire de Pékin, a été retweeté plus de 6.000 fois par ce réseau, selon Free Tibet.L'ONG pense avoir mis au jour la partie émergée d'un iceberg, des centaines d'autres comptes fictifs pouvant exister sur ce modèle. Free Tibet a donc exhorté Twitter à mener des investigations et à neutraliser les comptes fictifs. De nombreux d'entre eux ont d'ailleurs été fermés ces dernières heures.Aucun élément tangible ne permet de lier cette campagne de propagande aux autorités chinoises, mais il est admis qu'en Chine des centaines de milliers de personnes sont chargées de surveiller et censurer l'internet, où Twitter n'est d'ailleurs pas accessible.Ces "policiers de la toile" sont payés par les organes de ...

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