Tibéhirine-Trévidic demande à Paris de faire pression sur Alger

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PARIS, 12 novembre (Reuters) - Le juge Marc Trévidic, qui enquête sur l'assassinat des moines de Tibéhirine en Algérie en 1996, appelle Paris à faire pression sur Alger pour faciliter le rapatriement en France de prélèvements cruciaux. Après deux reports de son voyage, le juge d'instruction a pu se rendre en Algérie du 12 au 19 octobre pour exhumer et autopsier les crânes des religieux, mais il n'a pas pu rapporter en France les prélèvements effectués sur leurs crânes. Or, selon l'avocat des proches des moines, qui accuse Alger "d'obstruction", une expertise de ceux-ci pourrait permettre des avancées extrêmement significatives. ID:nL6N0SI4S4 "Il n'y a que (les autorités françaises) qui peuvent m'aider sur ce dossier", a déclaré mardi soir Marc Trévidic sur France Inter. Les autorités algériennes "feront quelque chose si les autorités françaises poussent pour qu'elles le fassent." "Il faut un minimum mettre la pression pour que ça avance dans ce dossier", a ajouté le juge. "Je suis très content que Renault ouvre une usine en Algérie (...) mais j'aimerais aussi que les relations franco-algériennes aillent au-delà de l'automobile", a-t-il conclu, deux jours après l'inauguration près d'Oran d'une usine Renault en présence du ministre des affaires étrangères Laurent Fabius. ID:nL6N0T02CG Le ministre algérien de la Justice assure que les procédures judiciaires "se font normalement" dans cette enquête. Les corps des moines n'ont jamais été retrouvés, ce qui a alimenté des rumeurs sur la cause de leur mort. Les autorités algériennes affirment que les sept religieux ont été décapités par des islamistes qui les avaient enlevés, une thèse qui a été confortée par une revendication attribuée au Groupe islamique armé (GIA). Mais l'enquête française n'a pas écarté une possible bavure de l'armée algérienne ou une implication des services algériens. "Soit on va arriver à finir le travail c'est-à-dire faire toutes les expertises utiles, soit on aura un gros point d'interrogation jusqu'à la fin des temps", a estimé mardi soir le juge Marc Trévidic. (Chine Labbé, édité par Yves Clarisse)

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  • M3182284 le mercredi 12 nov 2014 à 12:08

    Nous on soigne gratos Bouteflika au Val de Grace, eux égorgent des prêtres et réclament des excuses. Illustration magnifique de la dictature sadique et de la démocratie masochiste.