Tianjin : ce que les médias ont le droit de dire

le
0
Des habitants d'un quartier affecté par les explosions manifestent pour faire part de leurs doléances pendant une conférence de presse des autorités locales, le 16 août.
Des habitants d'un quartier affecté par les explosions manifestent pour faire part de leurs doléances pendant une conférence de presse des autorités locales, le 16 août.

 

Des médias officiels chinois dénonçaient lundi avec une vigueur inhabituelle la piètre communication des responsables municipaux de Tianjin et le manque de transparence après les explosions dans la ville - alors même que le régime verrouille l'information et que le sujet restait sévèrement censuré sur Internet. Des éditoriaux et commentaires publiés par plusieurs journaux d'État faisaient écho aux inquiétudes et aux frustrations des résidents et des internautes chinois, après les déflagrations géantes parties mercredi soir d'un entrepôt de produits chimiques de Tianjin et qui ont fait au moins 112 morts.

 

Mais cette condamnation tardive et rarissime par la presse officielle ne concernait que les responsables locaux de Tianjin, chargés des conférences de presse sur la situation, et épargnait la gestion du gouvernement central. "Pendant les premières dizaines d'heures après les explosions, les autorités municipales de Tianjin n'ont fourni que de très maigres informations", déplorait ainsi le Global Times, quotidien étroitement lié au Parti communiste chinois (PCC). "Tianjin n'est pas un cas exceptionnel, en termes de réaction inappropriée à un désastre", poursuivait-il dans un éditorial. "Il faut qu'à l'avenir répondre aux interrogations des journalistes devienne un réflexe pour les gouvernements locaux confrontés à de telles catastrophes", insistait-il. Et de commenter : "Une réaction...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant