ThyssenKrupp vise son premier bénéfice net en trois ans

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* Résultat net désormais attendu à l'équilibre ou légèrement positif * L'Ebit ajusté annuel devrait doubler par rapport à 2013 * Ebit ajusté T3 de 398 millions (consensus: 357 mlns) * L'action gagne près de 2% (Actualisé avec précisions et cours) FRANCFORT, 14 août (Reuters) - ThyssenKrupp TKAG.DE a déclaré jeudi qu'il pourrait renouer avec le bénéfice net sur l'exercice en cours pour la première fois en trois ans et il a relevé ses prévisions, le redressement de sa filiale brésilienne et l'amélioration de la demande d'ascenseurs et d'usines clés en main soutenant l'amélioration de ses résultats. "Pour la première fois en trois ans, ThyssenKrupp pense parvenir au point mort, voire à dégager un résultat net légèrement positif", a dit le sidérurgiste allemand dans un communiqué. Après avoir enregistré en 2012-2013 une perte nette de 1,5 milliard d'euros, il anticipait auparavant une amélioration significative de ses résultats vers le point mort pour l'exercice qui s'achèvera fin septembre. Le consensus des analystes donne pour l'instant un bénéfice de 390 millions d'euros. A la Bourse de Francfort, l'action ThyssenKrupp gagnait 1,96% à 21,38 euros en début de séance, l'une des plus fortes hausses de l'indice Dax .GDAXI , qui cédait alors 0,24%. ThyssenKrupp a précisé jeudi tabler pour l'exercice en cours sur un bénéfice d'exploitation (Ebit) ajusté deux fois supérieur à celui de 586 millions d'euros réalisé sur 2012-2013. Il évoquait auparavant un Ebit ajusté pratiquement doublé. Le président du directoire Heinrich Hiesinger tente depuis son arrivée il y a trois ans de redresser le groupe, affaibli par la crise mondiale de la sidérurgie ces dernières années mais aussi une incursion ratée sur le marché américain. Ces déboires ont conduit ThyssenKrupp à priver ses actionnaires de dividende pendant deux années de suite. Il a parallèlement entrepris de réduire ses coûts et vendu des actifs non stratégiques pour réduire son exposition à un marché de l'acier devenu très instable. L'ACIÉRIE BRÉSILIENNE FAIT MIEUX QUE PRÉVU Le conglomérat réalise aujourd'hui plus de 70% de son chiffre d'affaires dans ses activités industrielles, qui incluent la fabrication de composants automobiles, d'ascenseurs, de sous-marins ou encore d'usines d'engrais vendues clés en main. Ce chiffre était inférieur à 60% il y a trois ans. La stratégie d'Heinrich Hiesinger a subi divers revers au fil des ans. La détérioration de la situation financière du groupe l'a notamment contraint à demander aux actionnaires de mettre la main au portefeuille l'an dernier, des opérations importantes n'ont connu qu'un succès mitigé et des problèmes juridiques coûts ont embarrassé la direction. Heinrich Hiesinger a parallèlement tenté en vain de vendre la filiale Steel Americas mais il n'est parvenu à trouver un acheteur que pour son usine de l'Alabama, aux Etats-Unis, ce qui l'a obligé à conserver une aciérie déficitaire au Brésil. Sur avril-juin, toutefois, cette dernière a enregistré un retour inattendu à la rentabilité opérationnelle, ce qui a contribué au quasi-triplement de l'Ebit ajusté de l'ensemble du groupe, à 398 millions d'euros, alors que le consensus donnait 357 millions. Ce résultat s'explique aussi par le fait que les activités d'ascenseurs et d'usines clés en main ont vu leurs profits augmenter plus rapidement qu'anticipé, grâce aux effets des restructurations et à la vigueur de la demande d'engrais. Le chiffre d'affaires trimestriel a atteint 10,74 milliards d'euros, dépassant lui aussi le consensus, qui le donnait à 10,45 milliards. (Maria Sheahan, Wilfrid Exbrayat et Marc Angrand pour le service français)


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