ThyssenKrupp promet des emplois avec ses sous-marins en Australie

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THYSSENKRUPP PROMET DES MILLIERS D'EMPLOIS EN AUSTRALIE POUR LE CONTRAT DE SOUS-MARINS
THYSSENKRUPP PROMET DES MILLIERS D'EMPLOIS EN AUSTRALIE POUR LE CONTRAT DE SOUS-MARINS

DUSSELDORF/VIENNE (Reuters) - ThyssenKrupp promet des milliers d'emplois en Australie s'il remporte un contrat pour la construction d'une nouvelle flotte de sous-marins face au français DCNS et à un consortium japonais, a déclaré lundi le responsable du projet.

Le géant allemand de l'acier et de l'industrie est en concurrence avec le groupe public français DCNS et un consortium japonais mené par Mitsubishi Heavy Industries et Kawasaki Heavy Industries pour ce contrat estimé à 36 milliards de dollars (34 milliards d'euros).

Soucieuse de répondre au renforcement de la présence chinoise dans la région Asie-Pacifique, l'Australie remplace sa flotte vieillissante de sous-marins et entend en profiter pour créer des emplois dans le pays et soutenir l'industrie locale.

ThyssenKrupp et DCNS ont assuré que, s'ils étaient retenus, la totalité des travaux de construction des sous-marins serait réalisée en Australie. Le Japon s'est dit prêt à s'aligner sur cette proposition.

"Nous serions en mesure de créer 2.000 à 3.000 emplois en Australie", a dit Hans Christoph Atzpodien, membre du directoire de la division Industrial Solutions de ThyssenKrupp et responsable de la construction navale, dans une interview accordée à Reuters.

Il estime qu'un nombre équivalent d'emplois pourrait être créé chez les fournisseurs dans le cadre de son projet.

Il a précisé que ThyssenKrupp soumettrait une offre à prix fixe s'il franchissait la prochaine étape de l'appel d'offres et qu'il s'attendait à ce qu'un candidat soit retenu pour mener des négociations exclusives au premier semestre 2016.

Ces négociations pourraient durer jusqu'à la fin de la décennie, a-t-il dit, avec la sortie d'un premier sous-marin des lignes de production vers la fin des années 2020.

Le Japon était favori pour remporter ce contrat jusqu'en février quand le Premier ministre d'alors, Tony Abbott - qui avait qualifié Tokyo de "meilleur ami" de l'Australie en Asie - a été contraint d'élargir l'appel d'offres sous la pression des parlementaires du pays.

(Tom Kaeckenhoff et Georgina Prodhan, Wilfrid Exbrayat et Juliette Rouillon pour le service français)

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