Thyssenkrupp pour un accord avec Tata avant fin septembre -sources

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    par Maytaal Angel, Edward Taylor et Carolyn Cohn 
    LONDRES/FRANCFORT, 26 juillet (Reuters) - Le président du 
directoire de Thyssenkrupp  TKAG.DE  pousse pour que 
l'intégration de ses activités sidérurgiques dans une 
co-entreprise avec l'indien Tata Steel  TISC.NS  intervienne dès 
septembre alors que les discussions sur ce projet durent depuis 
deux ans, ont dit à Reuters des sources au fait du dossier.  
    Les discussions sont plus avancées qu'on ne le pensait 
jusqu'à présent, selon ces sources.  
    Confronté à la faible rentabilité de ses activités 
sidérurgiques en raison des surcapacités dans le secteur, 
Heinrich Hiesinger est sous pression de la part de certains 
investisseurs pour finaliser cette opération d'autant que les 
autres devisions du groupe sont en bonne santé.  
    "L'exercice fiscal va bientôt arriver à son terme 
(septembre) et Hiesinger veut avoir quelque chose à dire aux 
investisseurs. Si la fusion n'avait pas lieu, ce serait une 
sévère défaite pour lui", a dit une source syndicale allemande.  
    Hiesinger a assis sa réputation en transformant un groupe 
sidérurgique déficitaire en un conglomérat industriel diversifié 
dans lequel l'acier pèse désormais moins de 20% du chiffre 
d'affaires. Son objectif ultime est de parvenir à un 
désengagement complet de la sidérurgie.  
    Le principal obstacle à la fusion des actifs européens des 
deux firmes dans l'acier a été en grande partie aplani en mai 
lorsque Tata Steel est parvenu à un accord avec les autorités 
britanniques permettant de réduire le déficit de son régime de 
retraite britannique.  
    Une source au fait du dossier a dit que la fusion restait 
suspendue à un accord définitif des autorités britanniques sur 
ce sujet et qu'il était peu probable que les deux parties 
fassent une quelconque annonce avant qu'il n'intervienne.  
    "Je serais surpris s'il (l'accord définitif) n'intervenait 
pas d'ici septembre", a dit cette source.  
    Tata Steel et Thyssenkrupp se sont refusés à tout 
commentaire.  
    L'intégration des activités sidérurgiques pourrait prendre 
de trois à quatre ans avant de dégager les 500 millions d'euros 
par an de synergies espérées par les deux groupes, qui 
ouvriraient la voie à une mise en Bourse du nouvel ensemble, 
permettant à Thyssenkrupp de parachever son désengagement.  
    L'accord sur les retraites de Tata pourrait n'entrer en 
vigueur que l'année prochaine même s'il est approuvé rapidement 
par les autorités britanniques, ont noté des sources au fait de 
la réglementation. 
    Pour Martin Hunter, consultant du cabinet d'actuariat Punter 
Southall, Tata et Thyssenkrupp pourraient toutefois annoncer un 
accord qui serait conditionné aux modalités définitives du 
règlement de la question du régime de retraite.  
      
 
 (avec Arno Schütze, Tom Käckenhoff, Alexander Hübner et 
Georgina Prodhan à Francfort, Euan Rocha à Mumbai, Marc Joanny 
pour le service français, édité par Véronique Tison) 
 

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