Thyssen rachète la part de Vale dans leur coentreprise au Brésil

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    SAO PAULO/FRANCFORT, 5 avril (Reuters) - Vale  VALE5.SA  a 
vendu sa part de 26,87% dans Companhia Siderurgica do Atlantico 
(CSA), une aciérie déficitaire au Brésil, au sidérurgiste 
allemand ThyssenKrupp  TKAG.DE  pour un montant symbolique, ont 
dit mardi les deux entreprises confirmant une information 
rapportée vendredi par Reuters.   
    Cette cession permettra à Vale, premier producteur mondial 
de minerai de fer, la composante essentielle de l'acier, de se 
concentrer sur son coeur de métier. 
    ThyssenKrupp deviendra de son côté seul maître à bord de 
CSA, entreprise située dans l'Etat de Rio de Janeiro, et pourra 
donc tenter une nouvelle fois de la vendre, comme le groupe 
l'avait fait, en vain, en 2013. 
    "ThyssenKrupp réduit la complexité et les risques et élargit 
ses marges de manoeuvre pour le développement futur de CSA", 
précise l'entreprise allemande dans un communiqué. 
    Cette dernière n'a cessé de répéter que son but ultime était 
de se défaire de CSA. En 2013, la participation de Vale au 
capital de l'aciérie avait été la cause de l'échec de la 
cession. 
    En attendant, les investisseurs ne semblent guère apprécier 
la décision de ThyssenKrupp, puisque le titre du groupe perdait 
5,15% à 18,07 euros vers 09h00 GMT à la Bourse de Francfort, 
accusant l'une des plus fortes baisses de l'indice européen 
Eurofirst 300  .FTEU3 . 
    Vendredi, l'action avait bondi de près de 5% à la suite 
d'informations de presse disant que Tata Steel  TISC.NS , le 
sidérurgiste indien qui a mis en vente ses actifs britanniques, 
voulait prendre une participation au capital de ThyssenKrupp. 
 ID:nL5N174291  
    L'aciérie CSA, dont les capacités de production sont de cinq 
millions de tonnes par an, exporte des brames d'acier qui sont 
ensuite travaillées sur le site de ThyssenKrupp dans l'Alabama 
aux Etats-Unis. 
    En contre-partie de la cession de sa part pour une somme 
symbolique, Vale pourra se défaire des lourdes dettes liées à 
l'aciérie. Le groupe brésilien aura aussi droit, pour une 
période donnée indéterminée, à une part de produit de 
l'éventuelle vente de CSA par ThyssenKrupp. 
    Cette acierie, dont la construction a coûté 10 milliards de 
dollars (8,77 milliards d'euros), a été inaugurée en juin 2010 
en présence du président brésilien de l'époque, Luiz Inacio Lula 
da Silva, dont le gouvernement avait insisté auprès de Vale pour 
qu'il accroisse sa participation dans cette coentreprise par 
rapport à ses 10% initiaux. 
    Depuis sa mise en service cette même année, CSA a été 
confrontée à une saturation du marché mondial des brames d'acier 
qui a pesé sur ses marges et réduit le taux d'utilisation de ses 
capacités. 
    Les coûts de production du site ont fortement augmenté en 
raison d'une inflation élevée, de cours de change volatils et de 
la récession profonde dans laquelle est plongée le Brésil. En 
outre, du fait d'une situation de surcapacités au niveau 
mondial, les prix de l'acier sont au plus bas. 
    CSA affichait 2,6 milliards d'euros de passif financier à la 
fin de son exercice fiscal 2015. 
 
 (Tatiana Bautzer et Guillermo Parra-Bernal à Sao Paulo, 
Georgina Prodhan à Francfort, Benoît Van Overstraeten pour le 
service français, édité par Bertrand Boucey) 
 

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