Thylacine : "En allant au kebab, t'apprends le foot"

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Thylacine : "En allant au kebab, t'apprends le foot"
Thylacine : "En allant au kebab, t'apprends le foot"

Pour William, tête pensante du projet angevin Thylacine, le football est avant tout quelque chose qui se vit et se partage. De préférence entre potes, au kebab. Ou se chante sur du Seven Nation Army.Quel est ton rapport au football ? C'est surtout lors des Coupes du monde, en fait. C'est là où je me passionne d'un coup pour ce sport, un peu comme beaucoup d'entre nous ! (rires) Je viens d'Angers et bon, le SCO n'est pas un truc exemplaire qui ni ne passionne ni ne fait lever les foules. Du coup, je ne suis pas vraiment né dans cette grosse ferveur. Je suis arrivé il y a un an et demi à Paris et là, j'ai découvert ce que c'était de supporter un vrai club comme le PSG, par exemple. Ce qui m'intéresse dans le principe des rencontres internationales – à contrario des rencontres en club – c'est que ça n'est même plus de l'ordre du travail pour le joueur. Il y a une ferveur assez folle et quelque chose d'humain qui se passe. À chaque fois, je me fais mes petits calculs et quand tu comptes le nombre de matchs qu'ils enchaînent en si peu de temps, l'espèce de fatigue qu'ils emmagasinent... C'est un terrain de gladiateurs. Les mecs saignent ? Ils se collent un pansement pour pas sortir du terrain. Ils ne veulent pas sortir. Ils se tuent pour y aller et c'est admirable de voir ça. Le match qui m'a le plus marqué de ce Mondial, c'est Algérie-Allemagne. C'était quand même fou ! J'avais jamais vu des mecs autant donner sur un match. Et puis, voir l'engouement que ça génère sur la population... C'était beau à voir. Les mecs ont du se reposer pendant trois mois après, ils devaient être complètement claqués !
D'autres moments forts du Mondial ? Bah oui, un petit match sympa entre le Brésil et l'Allemagne ! (rires) J'étais tranquillement chez moi et là, je regarde une application sur mon portable : 5-0. Je me dis : "Putain, j'ai raté le match !" En fait, on en était qu'à la 30e minute ! J'ai fini au kebab d'à-côté. C'est la première fois que j'ai vu un match de foot où tout le monde était mort de rire du début jusqu'à la fin. On devait être une vingtaine dans un petit kebab. Certains disaient : "Non mais ça se fait pas, faut arrêter !"
Et donc, tu vas voir tes matchs au kebab ? Je n'ai pas la télé chez moi et c'est plus agréable de voir les matchs avec les gens du quartier et surtout, le parrain du quartier : celui qui gère le kebab ! Pour moi, le meilleur kebab, c'est pas celui qui a la meilleure bouffe, c'est celui qui a la...

Quel est ton rapport au football ? C'est surtout lors des Coupes du monde, en fait. C'est là où je me passionne d'un coup pour ce sport, un peu comme beaucoup d'entre nous ! (rires) Je viens d'Angers et bon, le SCO n'est pas un truc exemplaire qui ni ne passionne ni ne fait lever les foules. Du coup, je ne suis pas vraiment né dans cette grosse ferveur. Je suis arrivé il y a un an et demi à Paris et là, j'ai découvert ce que c'était de supporter un vrai club comme le PSG, par exemple. Ce qui m'intéresse dans le principe des rencontres internationales – à contrario des rencontres en club – c'est que ça n'est même plus de l'ordre du travail pour le joueur. Il y a une ferveur assez folle et quelque chose d'humain qui se passe. À chaque fois, je me fais mes petits calculs et quand tu comptes le nombre de matchs qu'ils enchaînent en si peu de temps, l'espèce de fatigue qu'ils emmagasinent... C'est un terrain de gladiateurs. Les mecs saignent ? Ils se collent un pansement pour pas sortir du terrain. Ils ne veulent pas sortir. Ils se tuent pour y aller et c'est admirable de voir ça. Le match qui m'a le plus marqué de ce Mondial, c'est Algérie-Allemagne. C'était quand même fou ! J'avais jamais vu des mecs autant donner sur un match. Et puis, voir l'engouement que ça génère sur la population... C'était beau à voir. Les mecs ont du se reposer pendant trois mois après, ils devaient être complètement claqués !
D'autres moments forts du Mondial ? Bah oui, un petit match sympa entre le Brésil et l'Allemagne ! (rires) J'étais tranquillement chez moi et là, je regarde une application sur mon portable : 5-0. Je me dis : "Putain, j'ai raté le match !" En fait, on en était qu'à la 30e minute ! J'ai fini au kebab d'à-côté. C'est la première fois que j'ai vu un match de foot où tout le monde était mort de rire du début jusqu'à la fin. On devait être une vingtaine dans un petit kebab. Certains disaient : "Non mais ça se fait pas, faut arrêter !"
Et donc, tu vas voir tes matchs au kebab ? Je n'ai pas la télé chez moi et c'est plus agréable de voir les matchs avec les gens du quartier et surtout, le parrain du quartier : celui qui gère le kebab ! Pour moi, le meilleur kebab, c'est pas celui qui a la meilleure bouffe, c'est celui qui a la...

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