Thomas Lemar, timide mais sans complexes

le , mis à jour à 09:35
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Thomas Lemar, timide mais sans complexes
Thomas Lemar, timide mais sans complexes

N'attendez pas de lui de longs discours. Proposez-lui plutôt un ballon, avec de l'espace et de la largeur ! Vous en apprendrez bien plus sur Thomas Lemar, jeune Guadeloupéen de 21 ans. Il ne fait aucun doute que le milieu de terrain de Monaco, international A depuis mardi, préfère les actes aux paroles.

 

« Ce n'est pas une attitude de mauvais garçon, dédouane Philippe Tranchant, ancien responsable technique du centre de formation de Caen, également à l'origine de la venue de Lemar en métropole. J'assimile cette méfiance apparente (par rapport aux médias) à de la réserve naturelle. Cette timidité, c'est aussi un problème dans sa vie de tous les jours. Mais je trouve que Thomas évolue, il progresse dans ce domaine. Quand il est arrivé adolescent à Caen, c'était une huître bien fermée. Il a fallu le dérider par des blagues, du sourire. Son caractère méfiant ? Il le tient de sa mère. Thomas, ce n'est pas quelqu'un qui fait le premier pas.»

 

En attendant, il avance, à grandes enjambées même, grâce notamment à cette patte gauche qui fait déjà fantasmer l'Europe du football depuis plusieurs mois et qui pourrait encore faire mouche ce soir du côté de Lorient. C'est d'ailleurs pour sa justesse technique que le sélectionneur national, Didier Deschamps, a fait appel à ses services, et ce pour la première fois, après le forfait de Kingsley Coman, touché à une cheville.

 

Une valeur multipliée par dix

 

A Clairefontaine, Lemar, surpris par cette convocation, n'a toutefois pas changé d'un iota sa manière de se comporter. Il est arrivé sur la pointe des pieds pour se fondre dans le collectif tricolore. Pour conclure la séquence d'une entrée timide en fin de rencontre contre la Côte d'Ivoire (0-0) mardi en amical. Une dizaine de minutes de jeu avec un déchet inhabituel pour l'ancien Caennais.

 

Inhabituel, car le natif de Baie-Mahault, auteur de 5 réalisations en 18 rencontres, toutes ...

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