Thomas le Martien

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Thomas le Martien
Thomas le Martien

Transféré dans un anonymat relatif cet été, Thomas Lemar n'a pas mis longtemps à s'imposer comme l'une des révélations de l'AS Monaco. Si bien que le gaucher jouit d'un temps de jeu plus conséquent qu'à Caen et se montre régulièrement décisif. Facile de voir en lui le prochain jackpot du mercato pour l'ASM.

" Faudra demander à Patrice Garande pourquoi il l'a si peu utilisé à Caen. " Manque de bol, nous ne pourrons satisfaire la curiosité de Jérôme Rothen, le Stade Malherbe de Caen refusant de s'exprimer dans nos colonnes. Les Normands ne pourront donc pas contredire l'ancien milieu de terrain du club, aujourd'hui consultant : " la vente de Lemar à un prix aussi bas est une erreur énorme ". Car pour Rothen, qui a côtoyé le joueur à ses débuts en Ligue 2, le natif de Baie-Mahault en Guadeloupe était déjà un tout bon à 17 ans et valait bien plus que 4 millions cet été. " C'est vrai que j'ai toujours eu une affection pour les gauchers, mais lui, je le trouvais très bon, suffisamment pour être titulaire à Caen ", se souvient le finaliste de la Ligue des champions 2004. Le statut de remplaçant du joueur ? " Il faisait peut-être peur à certains anciens, cela montre que dans le foot, il y a beaucoup de politique ", enfonce un peu plus Rothen, pour qui " il suffisait de regarder aux entraînements pour comprendre qu'on avait affaire à un tout bon ".

45 minutes pour convaincre l'AS Monaco


La cellule de recrutement de l'AS Monaco n'aurait pas eu besoin de plus d'une mi-temps, lors d'un match international de jeunes, pour décider de miser sur le milieu de terrain de poche avec un chèque de 4 millions d'euros. " La cellule de recrutement de l'ASM fonctionne bien, pas mal de clubs de Ligue 1 feraient bien de s'en inspirer ", estime Rothen, pour qui l'adaptation éclair de son ancien partenaire sur le Rocher traduit surtout " une intelligence primordiale pour réussir au plus haut niveau ". Sur le terrain, celle-ci se traduit par une capacité à " se repositionner plus haut ou plus bas de lui-même selon les besoins de son équipe ". Une analyse que Francis Smerecki, qui a dirigé le néo-Monégasque au Tournoi de Toulon 2015, complète par l'attitude du gamin hors des terrains : " On ne l'entend pas beaucoup, il est dans une posture d'écoute, il veut toujours apprendre, car il sait qu'il doit encore progresser, qu'avoir un contrat à Monaco n'est pas une fin en soi. " Pour celui qui a remporté l'Euro U19 2010, le Guadeloupéen doit notamment accumuler du temps de jeu " quel que soit le poste, même si sa vocation sur le long terme est d'évoluer dans le cœur du jeu ".

" Qui aurait imaginé Martial à Manchester United il y…



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