Thomas Cook creuse ses pertes au 1er semestre

le
0
Thomas Cook creuse ses pertes au 1er semestre
Thomas Cook creuse ses pertes au 1er semestre

LONDRES (Reuters) - Le tour opérateur Thomas Cook, lourdement endetté, a vu sa perte se creuser au premier semestre mais a assuré jeudi que son plan de restructuration était en bonne voie et que les réservations avaient progressé ces derniers mois.

A 07h35 GMT, le titre abandonnait plus de 11% à 18 pence à la Bourse de Londres, dont l'indice Footsie prenait 0,47%. L'indice sectoriel des valeurs européennes du tourisme était aussi en hausse, de 0,4%.

Le plus ancien voyagiste du monde, qui a obtenu le prolongement de ses lignes de crédit d'un montant total de 1,4 milliard de livres au début du mois, a fait état d'une perte avant impôts de 328,3 millions de livres (409,8 millions d'euros) pour son premier semestre clos fin mars.

A la même période l'année dernière, le groupe avait accusé une perte de quelque 40% moindre à 233 millions de livres.

Thomas Cook a connu une année 2011 très difficile avec des ventes en chute libre, le départ de son emblématique directeur général Manny Fontenla-Novoa et des problèmes de financement qui l'ont obligé à faire appel à ses banques.

Le voyagiste a été frappé de plein fouet par la conjoncture économique morose, en particulier au Royaume-Uni, et par les révolutions dans les pays arabes comme l'Egypte et la Tunisie.

"Nous nous attendons toujours à ce que cette année soit délicate étant donné le contexte économique, l'environnement commercial difficile, avec en particulier de faibles performances sur nos activités en Amérique du Nord et en France", a indiqué le groupe dans un communiqué.

Thomas Cook a précisé que ses réservations d'été au Royaume-Uni étaient en légère baisse par rapport à l'année dernière mais que ses activités en Allemagne se portaient bien.

Le voyagiste a mis en place ces derniers mois un plan de restructuration pour réduire sa dette qui atteint 890 millions de livres. Il a cédé plusieurs filiales, dont ce mois-ci sa division indienne pour 150 millions de livres.

Le groupe aurait aussi mandaté une banque d'affaires pour vendre sa filiale française, rapportait en avril le site d'information financière La Tribune en citant une source proche du dossier.

Rhys Jones, Blandine Hénault pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant