Thiago Silva, prince revanchard

le
0
Thiago Silva, prince revanchard
Thiago Silva, prince revanchard

C'est l'histoire d'un roi sans couronne, un capitaine sans brassard ou plutôt un prince exilé par ordre présidentiel, puis rappelé par l'urgence nationale. Dans tous les cas de figure, Thiago Silva est un homme revanchard. Si le Monstre parisien est arrivé au Chili pour être un soldat remplaçant de Dunga, la première phase a suffi pour en faire la plus grande chance du Brésil de traverser les Andes avec le sourire. Et si le meilleur joueur de cette Copa América était un défenseur ?

Il y en a pour tous les goûts dans cette Copa América. D'une part, les supporters des pays participants ont tous espéré voir leur héros national les sauver héroïquement dans le style le plus autoritaire du caudillo sud-américain. Messi, Neymar, Vidal, Falcao, Cavani, Guerrero, Rondón, Enner Valencia D'autre part, en Europe, les spectateurs nocturnes ont plus modestement espéré assister à des instants de magie technique. Agüero, Aránguiz, James, Coutinho, Pastore, Cuadrado, Valdivia... Une fois de plus, la Copa América est surtout devenue une vitrine pour tout le talent offensif que le football sud-américain a en réserve. Mais derrière, Otamendi, Giménez, Murillo et Medel ont pourtant montré de très belles choses. Et le meilleur joueur de la compétition pourrait bien être un défenseur central parti avec le statut de remplaçant.

L'exil, puis le retour


Le 8 juillet dernier à Belo Horizonte, les yeux de Thiago Silva n'ont rien manqué. Assis dans les tribunes, dans ce polo vert clair immortalisé par le réconfort qu'il a apporté aux larmes de David Luiz, le Monstre a vu l'apocalypse tomber sur le football de son pays et, encore pire, il n'a rien pu faire. Un but, deux buts, trois buts, quatre buts, cinq buts, six buts, sept buts encaissés sans lui. Qu'aurait pu faire le Brésil contre l'Allemagne si Thiago Silva avait été sur le terrain ? Qui sait, un sauvetage autoritaire en début de match aurait pu lancer le reste différemment. Mais une erreur supplémentaire aurait pu aussi amener une huitième humiliation. De toute façon, Thiago Silva ne devait pas jouer ce match. Il ne pouvait pas sombrer avec les autres. Pas lui, pas O Monstro, ce défenseur d'un mètre quatre-vingt qui semble faire deux mètres lorsqu'un attaquant s'approche. Lui, comme Neymar, devait être préservé.

Avec l'arrivée de Dunga, pourtant, c'est lui qui a été mis de côté. On pensait à un avertissement. Mais la non-titularisation du Monstro contre le Pérou a bien démontré la conviction de Dunga : ce Brésil serait meilleur sans le Parisien. Finalement, trois minutes et une première erreur de concentration de David Luiz ont suffi pour le faire changer d'avis. Contre la Colombie, Dunga a aligné Thiago Silva à droite et Miranda à gauche. Au menu : Falcao et Téo Gutiérrez, à la sauce Cuadrado. Si les observateurs de Chelsea et Corinthians ont choisi cette rencontre pour fixer un avis définitif sur les deux…




Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant