Thérèse Hargot, la sexologue qui trouve qu'on parle trop de sexe

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Thérèse Hargot est sexologue, mais accable une société où les individus surinvestissent la sexualité.
Thérèse Hargot est sexologue, mais accable une société où les individus surinvestissent la sexualité.

Dans son ouvrage Une jeunesse sexuellement libérée (ou presque), Thérèse Hargot remet en question l'héritage du féminisme d'après Mai 1968, et ses conséquences sur la sexualité des jeunes. La thèse défendue est que, loin de libérer les femmes, le féminisme soixante-huitard les aurait forcées à s'adapter à un monde d'hommes, à se soumettre à une société patriarcale. La sexologue, trentenaire, s'échine à déconstruire des schémas mentaux acquis depuis lors par la plupart des femmes. Dans sa ligne de mire, en particulier, les techniques de contraception actuelles (la pilule, les patchs ou implants, mais aussi le stérilet). Des idées qui dérangent et peuvent rappeler une idéologie conservatrice. Mais Thérèse Hargot s'en défend, et soutient que loin de proposer un retour en arrière, elle propose une troisième voie possible, pour un nouveau féminisme plus adapté aux besoins de notre époque.

Le Point.fr : Diriez-vous que vous êtes féministe ?

Thérèse Hargot : Oui, la cause des femmes m'intéresse et j'ai envie de me battre pour permettre aux femmes d'être pleinement ce qu'elles sont, ou en tout cas d'être des femmes libres. Je critique beaucoup le combat féministe de ces cinquante dernières années. C'était un combat qui était dans une revendication d'égalité, et je le comprends, mais finalement on a demandé aux femmes de s'adapter...

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