Theresa May veut relancer le secteur industriel britannique

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    LONDRES, 21 novembre (Reuters) - La Première ministre 
britannique, Theresa May, doit dévoiler lundi une stratégie de 
relance du secteur industriel passant par un allègement de la 
fiscalité des entreprises et par l'investissement de milliards 
de livres dans les sciences, la technologie et la recherche. 
    Theresa May, qui va devoir mener les négociations sur la 
sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, s'efforce depuis 
son arrivée au 10 Downing Street, en juin, de convaincre les 
investisseurs qu'elle est en mesure de préserver l'attractivité 
de la Grande-Bretagne malgré le "Brexit". 
    Le discours qu'elle doit prononcer ce lundi devant 
l'organisation patronale CBI devrait également lui permettre 
d'apaiser les craintes suscitées par son projet visant à faire 
entrer les salariés dans les conseils d'administration et sa 
promesse de lutter contre les excès en matière de rémunérations. 
    Selon sa porte-parole, Theresa May va également réitérer son 
engagement en faveur d'une diminution de l'impôt sur les 
sociétés afin que la Grande-Bretagne se hisse parmi les 20 pays 
du monde où il est le moins élevé. 
    Theresa May a évoqué une imposition des profits des 
entreprises à 17%, au lieu de 20% aujourd'hui, mais le Daily 
Telegraph rapportait lundi qu'elle pourrait la ramener en 
dessous de 15%, le seuil promis aux Etats-Unis par Donald Trump 
pendant sa campagne présidentielle. 
    "Notre stratégie industrielle sera ambitieuse pour les 
entreprises et ambitieuse pour la Grande-Bretagne", va-t-elle 
déclarer, selon des extraits du discours qu'elle doit prononcer. 
     
    DEUX MILLIARDS DE LIVRES DE CRÉDITS SUPPLÉMENTAIRES PAR AN 
    L'emploi de l'expression "stratégie industrielle" n'est pas 
neutre en Grande-Bretagne, où elle rappelle les efforts fournis 
dans les années 1970 pour maintenir en vie un secteur automobile 
en plein marasme, sans succès. 
    Theresa May dira à ce sujet qu'elle propose une nouvelle 
approche. "Il ne s'agit pas de soutenir des industries 
défaillantes ou de sélectionner des gagnants mais de créer les 
conditions dans lesquelles des gagnants peuvent émerger et 
prospérer." 
    "Il s'agit de soutenir ces gagnants, de les encourager à 
investir dans l'avenir à long terme de la Grande-Bretagne. Et de 
créer des emplois et de la croissance économique pour tous et 
partout dans le pays." 
    Theresa May devrait annoncer une enveloppe supplémentaire de 
deux milliards de livres (2,32 milliards d'euros) par an d'ici 
2020 pour la recherche et le développement et la création d'un 
fonds de soutien à des domaines comme la robotique et les 
biotechnologies. 
    Le gouvernement s'apprête en outre à lancer un audit des 
dispositifs fiscaux déployés pour garantir la compétitivité de 
la Grande-Bretagne pour les scientifiques, les créateurs 
innovants et les investisseurs. 
    Ce discours intervient à deux jours de la présentation du 
promet de budget du ministre des Finances, Philip Hammond. 
  
 
 (Elizabeth Piper et William James, Nicolas Delame pour le 
service français, édité par Marc Angrand) 
 
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