Theresa May tente de rassurer l'Allemagne à Berlin

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    PARIS, 20 juillet (Reuters) - La Première ministre 
britannique, Theresa May, s'est efforcée de rassurer 
l'Allemagne, où elle s'est rendue mercredi, au sujet des 
conséquences d'une sortie de son pays de l'Union européenne et 
insisté sur le fait qu'elle ne souhaitait pas se détourner de 
ses voisins. 
    La nouvelle chef du gouvernement faisait là le premier 
déplacement à l'étranger depuis son intronisation la semaine 
dernière, avant un détour par Paris, où elle doit rencontrer 
François Hollande jeudi. 
    Devant la chancelière allemande, Angela Merkel, Theresa May 
a réaffirmé son souhait d'attendre avant de recourir à l'article 
50 du Traité de Lisbonne, qui doit officiellement ouvrir les 
négociations sur le Brexit.  
    Elle a également déclaré qu'elle souhaitait maintenir de 
solides relations bilatérales avec Berlin.         
    "(Cette visite) souligne mon engagement personnel à établir 
un partenariat puissant et constructif (...), un partenariat qui 
sert les intérêts des peuples allemand et britannique", a-t-elle 
déclaré lors d'une conférence de presse conjointe avec Angela 
Merkel. 
    "Je veux aussi dire clairement, ici aujourd'hui et dans le 
reste de l'Europe dans les semaines à venir, que nous ne nous 
détournons pas de nos amis européens", a ajouté Theresa May. 
    Son homologue allemande lui a répondu en l'exhortant à ne 
pas repousser trop longtemps l'échéance.         
    "Personne ne souhaite une longue période d'incertitude. Ni 
le peuple britannique, ni les pays membres de l'UE", a dit la 
chef du gouvernement allemand. 
    "Tout le monde a intérêt à ce que les préparatifs se 
déroulent de façon rigoureuse, que les positions soient 
clairement énoncées, et je crois qu'on peut parfaitement 
comprendre que le Royaume-Uni a besoin de temps pour cela", a 
toutefois jugé Angela Merkel.  
    Depuis le référendum du 23 juin au Royaume-Uni, François 
Hollande a lui aussi répété à plusieurs reprises qu'il 
souhaitait une ouverture à brève échéance des négociations sur 
les modalités du Brexit. 
 
 (Elizabeth Piper et Paul Carrel, Simon Carraud pour le service 
français) 
 
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