Theresa May se rend en Ecosse et appelle à l'unité du pays

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 (Ajoute déclarations de Nicola Sturgeon) 
    EDIMBOURG, 15 juillet (Reuters) - La Première ministre 
britannique Theresa May se rend vendredi à Edimbourg pour parler 
de la sortie de l'Union européenne avec Nicola Sturgeon, chef du 
gouvernement écossais et du Parti national favorable à 
l'indépendance, ont annoncé ses services dans un communiqué.  
    Cette visite, qui a lieu moins de 48 heures après son 
arrivée aux affaires, illustre sa détermination à faire en sorte 
que l'Ecosse, où le Brexit a relancé le débat sur 
l'émancipation, reste membre du Royaume-Uni.  
    Les Ecossais se sont prononcés à une large majorité en 
faveur du maintien au sein de l'Union européenne, lors du 
référendum britannique du 23 juin.  
    Nicola Sturgeon a promis de faire le nécessaire pour que ses 
administrés ne soient pas exclus de l'UE contre leur gré et n'a 
pas écarté l'hypothèse d'un nouveau référendum 
d'autodétermination.  
    "Je respecte la manière dont les gens ont voté dans d'autres 
parties du Royaume-Uni. J'espère que la Première ministre va 
respecter le vote des Ecossais", a déclaré la chef du 
gouvernement écossais avant la visite de Theresa May, d'après le 
journal écossais The Herald. 
    David Mundell, ministre britannique chargé de l'Ecosse, a 
estimé vendredi que l'Ecosse devait se dispenser d'organiser un 
nouveau référendum sur son indépendance. 
    "Bien sûr, il pourrait y avoir un nouveau référendum sur 
l'indépendance, mais la vraie question est la suivante: doit-il 
y avoir un nouveau référendum ?", a déclaré David Mundell à la 
BBC, avant d'indiquer qu'il se battrait pour qu'il n'y ait pas 
de nouveau scrutin. 
    Dans un communiqué avant sa visite, Theresa May a elle aussi 
appelé à l'unité du pays."Je crois du fond du coeur au 
Royaume-Uni, aux liens précieux qui unissent l'Angleterre, 
l'Ecosse, le Pays de Galles et l'Irlande du Nord. Cette visite 
est ma première en tant que Première ministre et je viens ici 
pour exprimer ma détermination à préserver ce lien particulier 
qui a résisté aux siècles", a-t-elle déclaré. 
    A plusieurs reprises, elle a souhaité que l'Ecosse soit en 
mesure de mener des négociations directement avec ses 
partenaires européens. Elle avait rencontré plusieurs dirigeants 
européens lors d'une visite à Bruxelles peu après le référendum 
du 23 juin en Grande-Bretagne. 
 
 (Russell Cheyne, Estelle Shirbon, Jean-Philippe Lefief pour le 
service français) 
 
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