Théo Belan : " Si on ne marque pas les esprits, on ne jouera plus "

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Théo Belan : " Si on ne marque pas les esprits, on ne jouera plus "
Théo Belan : " Si on ne marque pas les esprits, on ne jouera plus "

Toulon a remporté sa première victoire de la saison, sur la pelouse du Stade Français. Le trois quart centre du RCT, Théo Belan voit en cette victoire, la récompense d'une remise en question et l'occasion de se faire sa place en l'absence des internationaux.

Théo Balan, c'est la bonne opération pour Toulon, après ce début de saison raté ?
Je pense que ça s’est vu à la fin du match, dans la joie qu’on a eu au coup de sifflet final. C’est vrai qu’on avait à cœur de faire une grosse prestation, on se l’était dit. On a réussi à tenir notre parole. Forcément, on a un peu effacé l’ardoise, mais pas totalement parce qu’il nous reste encore un match et c’est au terme de la quatrième journée qu’on pourra vraiment dire si notre bilan est stable.

C’est compliqué de jouer ce match, avec les problèmes d’éclairage. Le match aurait pu être reporté ?
C’est vrai que les cinq premières minutes, avec le manque d’éclairage au milieu du terrain, n’étaient pas facile. Après il fallait simplement s’y adapter. Une fois qu’on est rentré dans notre match, il n’y avait plus de problèmes. Après oui, c’était un match compliqué, mais ce n’est pas à cause de l’éclairage, c’est à cause de l’équipe en face.

C’est vraiment important de réagir aujourd’hui face au champion de France en titre ?
Oui bien sûr. Après il ne faut pas oublier que l’équipe contre qui on a joué était elle aussi diminuée. Mais dans l’ensemble oui, c’était primordial de réagir. Je crois que la semaine dernière on avait réussi une prestation un peu plus aboutit que la première notamment dans l’agressivité, dans le combat. On sait que se sont les ingrédients minimum pour faire un gros match et pour accrocher des équipes comme ça chez elle.

Ça fait encore plus plaisir de gagner ici, au Stade Français. Vu que la majorité des joueurs titulaires ne sont pas là…
Oui tout à fait. Que ça soit Bernard (Laporte) ou Mourad (Boudjellal), ils sont là pour nous le rappeler. Mais on est grands, on sait très bien comment ça marche. Il y a la Coupe du Monde, il y a 20 joueurs qui ne sont pas là. Et il ne faut pas se trouver d’excuse quand ça ne marche pas avec les 20 joueurs qui restent. C’est nous le problème. Forcément, on s’est tous remis en question, on a élevé notre niveau de jeu, on s’est dit des choses. Et on a réussi à les assumer, à respecter ce que l’on s’était dit et ça fait plaisir. Parce qu’au final, Bernard a raison de nous le rappeler. Si les 20 joueurs ne sont pas là, et qu’on ne marque pas les esprits, on ne jouera plus.

Comment ça se passe pour vous dans l’équipe ?
Très bien, ça fait maintenant quasiment 3 ans que j’ai intégré l’équipe. C’est vrai que je ne joue pas tous les week-ends mais l’ambiance est très bonne. On s’attend souvent à ce que Toulon soit un groupe de 255 joueurs, avec les 25 plus connus. Mais on est vraiment un groupe de 35-40 joueurs, parce qu’il y a beaucoup de jeunes qui gravitent autour. Et tout le monde est bien intégré, c’est vraiment une osmose. 

Propos recueillis par Jean-François Paturaud.

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