« The Wave » : panique au bord d'un fjord et raz-de-marée au box-office norvégien

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The Wave, film catastrophe du norvégien de Roar Uthaug.
The Wave, film catastrophe du norvégien de Roar Uthaug.

Le premier film catastrophe du pays met en scène un scientifique confronté aux limites de sa pensée et de la science.

L’histoire de la géologie se répète, mais personne n’a envie de s’en souvenir. Au début de The Wave, film catastrophe norvégien – premier du genre dans ce pays et triomphe au box-office national –, Kristian, un géologue qui s’apprête à déménager, renonce au dernier moment à prendre le ferry.

Un rien le retient : une colonne sur l’écran d’un ordinateur de l’observatoire, qui n’indique pas les chiffres prévus. Cela et l’intuition qu’une catastrophe approche, que l’insistance de ses collègues à parler d’un dysfonctionnement du matériel ne parvient pas à dissiper. Voici alors Kristian dans la peau de Cassandre, incapable de se faire prophète en son pays d’une vérité que personne n’a envie d’entendre.

On croise souvent ces oiseaux de mauvais augure dans les films catastrophe, mais les scénaristes John Kare Raake et Harald Rosenlow-Eeg en font ici une variante plus fine de scientifique confronté aux limites de sa pensée. Kristian se veut cartésien, se moque de sa femme qui croit à l’existence de l’âme. Mais la science ne lui donne presque rien, des détails mal visibles, pour élaborer un raisonnement et le transmettre.

Le voilà contraint d’avancer sans preuves ou presque (quelques données d’archives qui n’intéressent personne), voire de se fier au ciel : les oiseaux, qui dessinaient dans les siècles antiques le destin des hommes dans l’atmosphère, seront seuls à confirmer ses craintes – ils quittent la montagne immobile, à l’aube, tandis que les hommes, sûrs que la science les ...

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