The Economist vote Sarkozy pour contrer le "dangereux" Hollande

le
2
The Economist vote Sarkozy pour contrer le "dangereux" Hollande
The Economist vote Sarkozy pour contrer le "dangereux" Hollande

PARIS (Reuters) - The Economist est en faveur d'un nouveau mandat pour Nicolas Sarkozy, non pour ses mérites propres mais pour barrer la route à François Hollande, que l'influent hebdomadaire britannique juge incapable de réformer la France.

Sous le titre "Le plutôt dangereux Monsieur Hollande", repris en "une", la bible du libéralisme anglo-saxon rappelle dans son édition à paraître vendredi qu'elle avait appelé à voter pour le président sortant en 2007.

La publication accorde à Nicolas Sarkozy le crédit d'avoir assoupli la législation sur le temps de travail, réformé les retraites et refondé le système universitaire, même s'il a adopté selon lui une partie des thèses du Front national.

"Pour tout cela, si nous avions le droit de voter le 6 mai, nous mettrions un bulletin au nom de Mr Sarkozy -mais moins pour ses mérites que pour exclure Mr Hollande", peut-on lire.

The Economist dresse un tableau très sombre de l'état d'une France plombée par les déficits et le chômage de masse.

Or, écrit-il, le candidat socialiste prévoit 20 milliards d'euros de dépenses supplémentaires sur cinq ans, fait preuve selon lui d'une "attitude profondément anti-business" et n'a pas essayé de convaincre son électorat de l'urgence des réformes.

En 1981, lors de l'élection de François Mitterrand, la France avait déjà connu un gouvernement socialiste opposé aux réformes, mais elle était alors beaucoup moins fragile.

"Cette fois, la réponse des marchés pourrait être brutale -et affecter aussi ses voisins", souligne l'hebdomadaire.

The Economist voit un seul avantage à son élection: François Hollande veut renégocier le pacte européen de discipline budgétaire qui, selon lui, risque de précipiter l'Europe dans la déflation à force de plans d'austérité.

Mais il le fait selon lui pour de mauvaises raisons, pour ne pas avoir à procéder à des réformes structurelles et l'Allemagne n'acceptera pas de stimuler la croissance sans elles, d'autant plus que d'autres pays risquent de suivre l'exemple français.

"Un président français tellement hostile au changement saperait la détermination de l'Europe à poursuivre les douloureuses réformes qu'elle doit mener pour que l'euro survive. Cela en fait un homme plutôt dangereux."

Yves Clarisse

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • m91 le vendredi 27 avr 2012 à 08:47

    The economist ne vote Rien du tout puisqu'il n'est pas FRANÇAIS !!

  • chatnour le jeudi 26 avr 2012 à 20:44

    God saves Sarko !