The Bewitched Hands confirment leur savoir-faire de sorciers pop

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Pochette de l'album 'Vampiric Way' All rights reserved
Pochette de l'album 'Vampiric Way' All rights reserved

(AFP) - Révélation de 2010 grâce un premier album psychédélique concocté dans la campagne champenoise, le sextette The Bewitched Hands confirme son savoir-faire de sorciers pop avec Vampiric Way, un des meilleurs disques de la rentrée, publié lundi.

"On essaye de concevoir nos albums comme une pochette surprise ou une boîte de chocolats, on veut que l'auditeur soit surpris à chaque morceau", confie à l'AFP un des membres du groupe, Anthonin Ternant.

The Bewitched Hands ("les mains ensorcelées") a envoûté la critique avec son premier album Birds and Drums, paru en 2010.

Des Inrockuptibles au Figaro, la presse a salué ce disque de pop-folk psychédélique, porté par de magnifiques harmonies vocales et qui sonnait comme un classique de la musique californienne.

Birds and Drums avait en fait été créé au coeur de la campagne rémoise, par un collectif de six multi-instrumentistes issus de la bouillonnante scène locale.

Fort de ce premier succès, les Bewitched Hands ont dû abandonner non sans réticence ce procédé très "fait à la maison" pour leur deuxième album.

"Quand tu fais les choses toi-même, avec des amis, des gens que tu connais, tu es plus détendu et tu obtiens de meilleurs résultats", estime Anthonin Ternant.

"Au départ, on ne voulait absolument pas entendre parler de studio. On voulait faire cet album comme le premier. On avait la trouille. On avait peur de devoir compter le temps, de ne pas être écoutés", raconte-t-il.

"Série de coïncidences"

Ils ont préféré laisser passer l'opportunité d'enregistrer à l'étranger et ont choisi de travailler avec Julien Delfaud, collaborateur de Phoenix, Gaëtan Roussel et surtout The Shoes, leurs comparses de Reims.

Le producteur est venu travailler chez eux, faire le tri entre une trentaine de chansons, avant l'enregistrement de l'album pendant deux mois à Paris.

"Julien a synthétisé les choses, il a donné une unité à l'album alors que +Birds and Drums+ partait dans tous les sens", souligne Anthonin Ternant.

"Le premier album était un disque de fans de musique qui faisaient une sorte de rétrospective de tout ce qu'ils avaient écouté. Pour le second, on a voulu s'affirmer en tant que groupe", ajoute-t-il.

Ecrit à douze mains pendant un an, Vampiric Way n'en reste pas moins une fantastique lettre d'amour à la folk, au rock et surtout à la pop.

50's are good ressuscite le surf-rock, Boss rappelle irrésistiblement le two-tone de Madness, Ah! Ah! Ah! Ah! évoque la pop malicieuse de Pulp...

"On a voulu que +Vampiric Way+ soit à la fois une suite de +Birds and Drums+ et une face B, une +dark side+. C'est une suite parce qu'il n'y a pas eu de pause dans l'écriture entre les deux albums et visuellement, c'est totalement l'inverse du premier", raconte Anthonin Ternant.

Alors que Birds and Drums avait une pochette très colorée, Vampiric Way baigne visuellement dans une atmosphère fantastique, à mi-chemin entre cinéma d'épouvante et train fantôme.

Une esthétique naît d'une "série de coïncidences" : le premier clip de l'album, qu'ils ont réalisé eux-mêmes, et la pochette ont été inspirés par un concert devant la cathédrale gothique de Reims, l'intro de film fantastique de Westminster "faisait une belle ouverture de disque", le titre du morceau Vampiric Way, un "beau nom pour un album"...

"Même The Bewitched Hands (raccourci de leur nom d'origine, l'improbable The Bewitched Hands on The Top of our Heads, ndlr) a commencé à prendre un sens comme nom avec tout ça", s'amuse Anthonin Ternant.

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