Thaïlande : une élection pour rien

le
0
Photo prise à Bangkok, le 2 février.
Photo prise à Bangkok, le 2 février.

Gueule de bois électorale. La Thaïlande se réveille plus déchirée que jamais au lendemain d'un scrutin qui devait panser ses plaies. L'opposition a réussi à enrayer l'élection voulue par la Premier ministre Yingluck Shinawatra, douchant ses espoirs de sortir de l'impasse dans laquelle s'enfonce le pays depuis novembre. Des incidents orchestrés par les manifestants ont empêché le vote de se dérouler normalement dans plus de 10 % des bureaux de vote du pays de 66 millions d'habitants, interdisant la proclamation des résultats. Neuf provinces du Sud monarchiste n'ont même pas organisé de vote. Au total, 8,7 millions de Thaïlandais ont été victimes des fermetures de bureaux. En particulier à Bangkok, le coeur du mouvement anti-Thaksin où les manifestants ont ceinturé certains bureaux de vote, intimidant les rares électeurs, ou saisi les bulletins pour empêcher leur distribution.Même si le pays a échappé à une flambée de violence et que le scrutin s'est déroulé sans heurts dans le Nord, ces perturbations massives interdisent à Yingluck de déclarer la victoire. L'opposition conteste la validité de l'élection et compte obtenir son annulation en justice. Déjà, elle dénonce la volonté du pouvoir de faire revoter le 23 février les circonscriptions affectées par les troubles. "Poursuivre cette élection n'est rien d'autre qu'une tentative pour prolonger le maintien du gouvernement au pouvoir", juge Ong art Kampaiboon, l'un des leaders du Parti...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant