Thaïlande : les manifestants jouent leur va-tout aujourd'hui

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Thaïlande : les manifestants jouent leur va-tout aujourd'hui
Thaïlande : les manifestants jouent leur va-tout aujourd'hui

Des milliers de manifestants thaïlandais ont lancé vendredi leur «bataille finale» contre le gouvernement. Refusant les élections législatives prévues le 20 juillet, ils jouent leur va-tout face à un pouvoir affaibli par le limogeage de la Première ministre. Dans la rue depuis six mois, les opposants veulent instaurer à la place du gouvernement intérimaire mis en place cette semaine un «conseil du peuple», non élu, en charge de réformer le système. Celui-ci est gangréné par la corruption, selon eux, après des années de gouvernements pro-Thaksin, le frère de Yingluck Shinawatra, la Première ministre déposée mercredi.

A la mi-journée, la mobilisation n'avait pas l'ampleur de celle de décembre et janvier, quand des dizaines voire des centaines de milliers de Thaïlandais étaient dans la rue. Des centaines de policiers ont néanmoins été déployés dans Bangkok, alors que des violences sont redoutées, la crise ayant déjà fait au moins 25 morts en six mois. D'autant que les Chemises rouges pro-gouvernementales ont annoncé pour samedi une grande manifestation à Bangkok.

Cinq blessés lors d'un assaut contre la police

Lors d'un assaut contre le Club de la police, vendredi matin, cinq personnes ont été légèrement blessées, selon le centre de secours Erawan. Le responsable de la sécurité auprès du gouvernement intérimaure, Paradorn Pattanatabut, a évoqué quatre blessés légers, confirmant l'usage de canon à eau et de gaz lacrymogène. 

Le groupe ayant tenté de pénétrer dans le bâtiment fortifié est dirigé par un moine bouddhiste qui s'est distingué lors des précédents mois de crise pour ses positions radicales. D'autres groupes de manifestants ont pris pour cible les chaînes de télévision. Certains ont pénétré, sans violence, dans le hall de la 9ème chaîne, publique, sans perturber l'antenne. Près du siège du gouvernement, des manifestants construisaient des barricades et un campement. «Nous ...

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