Thaïlande : l'ex-Première ministre arrêtée et emprisonnée par les militaires

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Thaïlande : l'ex-Première ministre arrêtée et emprisonnée par les militaires
Thaïlande : l'ex-Première ministre arrêtée et emprisonnée par les militaires

L'ancienne Première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra et plusieurs membres de son gouvernement étaient détenus samedi par la junte qui a tout juste pris le pouvoir, faisant craindre une purge politique. «Les militaires les ont séparés et placés en détention dans différents endroits», a confirmé une source militaire.

Une détention dans un camp militaire. L'ancienne Première ministre de 46 ans, chassée du pouvoir début mai par une décision judiciaire controversée, serait détenue dans un camp militaire. Elle pourrait rester en détention «jusqu'à une semaine», a annoncé un responsable militaire lors de la première conférence de presse de la junte samedi matin. Selon la loi martiale, les personnes arrêtés peuvent en effet être gardées une semaine en détention, sans charges. «Elle va bien», a assuré le lieutenant-général Tirachai Nakwanich, précisant que la rapidité de sa remise en liberté «dépendra de sa copération».

Nombre de responsables de son parti, le Puea Thai, étant eux-mêmes détenus ou aux abonnés absents, il restait très difficile de se faire une idée de l'ampleur de la répression. Et la junte a refusé de donner le nombre de personnes interpellées lors de sa conférence de presse. Comme des dizaines de responsables, dont plusieurs ministres, Yingluck Shinawatra , mère d'un petit garçon, s'était présentée vendredi à la convocation de la nouvelle junte. Comme 154 autres personnes, elle est interdite de sortie de territoire.

Samedi, la junte a convoqué 35 nouvelles personnalités, dont des universitaires ou Sondhi Limthongkul, fondateur du mouvement monarchiste anti-Yingluck des «chemises jaunes». Lors du coup de 2006, plusieurs collaborateurs de Thaksin Shinawatra avaient été détenus, mais sans atteindre l'ampleur du mouvement actuel.

L'appel de l'ONG Human Rights Watch. L'ONG Human Rights Watch a appelé samedi l'armée à «relâcher tous ceux qui ont été arbitrairement ...

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