Thaïlande : et maintenant, les "chemises blanches"

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La Premier ministre thaïlandaise contestée, Yingluck Shinawatra.
La Premier ministre thaïlandaise contestée, Yingluck Shinawatra.

Les rues de Bangkok ressemblent plus que jamais à un patchwork. Après les chemises jaunes et rouges, une nouvelle couleur fait son apparition dans les cortèges de la capitale thaïlandaise. Un groupe de nouveaux manifestants s'affichent tout de blanc vêtus, tranchant avec les couleurs arborées par les opposants à la Premier ministre, Yingluck Shinawatra, passés des chemises jaunes au rouge-blanc-bleu du drapeau national. Un mouvement encore clairsemé aux contours flous, qui illustre la complexité croissante de la crise dans laquelle s'enfonce le pays depuis bientôt deux mois. Et incarne le ras-le-bol de certains habitants de la mégapole face à l'impasse politique qui perturbe la vie quotidienne et menace l'économie du pays."Respect my vote !" affichent sur leur tee-shirt certains de ces nouveaux venus, en référence au scrutin du 2 février prochain, que l'opposition monarchiste "jaune" a promis de boycotter. "Respectez mon vote !" affirment ces "blancs", qui souhaitent que le bras de fer politique soit réglé dans les urnes et non dans la rue. Une position aux antipodes de celle du Parti démocrate, soutenu par les "jaunes", qui n'aura aucun candidat au scrutin, craignant une nouvelle défaite électorale face aux "rouges" du clan Shinawatra, et qui cherche à paralyser Bangkok depuis trois jours. Cette attitude légaliste fait de ce nouveau groupe un allié objectif de la Premier ministre sortante, qui appelé à des élections en décembre pour...

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