Thaïlande : chute de tension sur Bangkok

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Un manifestant devant Government House, le 3 décembre 2013.
Un manifestant devant Government House, le 3 décembre 2013.

Le pare-brise explosé, un camion incendié fume encore entre les barbelés. La cendre poisseuse et les éclats de verre collent sous les semelles ,entre des blocs de béton antiémeute renversés. Les alentours de Government House, le siège du Premier ministre thaïlandais, ressemblent à un champ de bataille dévasté. Les stigmates du violent assaut lancé par les manifestants anti-Thaksin depuis deux jours.

Désormais, les insurgés font le V de la victoire sur les débris écrasés. Peinturlurés de rouge, blanc et bleu ou encagoulés, ils prennent la pose devant le bâtiment colonial qui leur a été livré sur un plateau. Quelques heures plus tôt, la police assiégée a brusquement changé de pied en cisaillant les barbelés acérés pour laisser entrer la foule. Surpris, les assaillants fraternisent avec les troupes et se transforment, l'espace d'un instant, en badauds émerveillés par leur conquête symbolique. Entre guérilla et carnavalBangkok hésite entre la guérilla et le carnaval. Mais la Thaïlande est toujours dans l'impasse. "Le gouvernement ne veut pas qu'il y ait d'affrontements, aussi avons-nous ordonné aux policiers de lever le camp", a annoncé son porte-parole, Teerat Ratanasevi. En lâchant du lest, la Premier ministre, Yingluck Shinawatra, a fait baisser la température d'un cran, alors que le spectre de la violence de 2010 s'emparait de nouveau de la capitale. La dirigeante espère que la trêve des célébrations de l'anniversaire du...

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