Thaïlande : carte blanche à la censure

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À l'approche des législatives, 170 personnes sont en prison pour avoir critiqué la monarchie.

Comme des dizaines d' «éclaireurs du Net» recrutés par le ministère thaïlandais de la Justice pour éplucher les réseaux sociaux, ce fonctionnaire de 39 ans «signale tous les commentaires inappropriés, car même les conversations badines entre adolescents peuvent relever du crime de lèse-majesté», passible d'une peine de 3 à 15 ans de prison. Après une formation d'une journée retraçant les grandes heures du règne de Bhumibol Adulyadej, «que l'on doit vénérer comme un demi-dieu», Thattharit explique que «l'on ne rigole pas sur le dos du roi. La liberté d'expression devrait être limitée».

En Thaïlande, l'heure est au cadenassage. À l'approche des législatives du 3 juillet, le pays est «frappé d'une hystérie de procès en lèse-majesté», estime la journaliste Achara Shayagachat. «C'est aujourd'hui une réaction quasi paranoïaque à toute discussion portant sur le rôle du roi», renchérit Pavin Chachavalpongpun, chercheur à l'institut des études sur

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