Thaïlande : Bangkok en partie «paralysée» par les opposants

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Thaïlande : Bangkok en partie «paralysée» par les opposants
Thaïlande : Bangkok en partie «paralysée» par les opposants

Des dizaines de milliers de manifestants thaïlandais ont partiellement «paralysé» Bangkok ce lundi, occupant plusieurs intersections clé de la capitale, dans une énième tentative de faire tomber la Première ministre Yingluck Shinawatra. Portant pour certains le T-shirt «Bangkok shutdown» (Paralysie de Bangkok), ils ont monté des tentes et des stands de nourriture, signe de leur intention de rester jusqu'à la «victoire», soit la chute du «système Thaksin», frère de Yingluck. Les manifestants veulent notamment empêcher les législatives anticipées du 2 février, proposées par Yingluck pour tenter de sortir de la crise.

«Nous menons notre révolution populaire, nous n'appelons personne à faire un coup d'État», assurait en tête de cortège le meneur des manifestants Suthep Thaugsuban. Ce dernier est par ailleurs sous le coup de poursuites pour «meurtre» pour la répression des manifestations de 2010, époque où les rapports de force étaient inversés et où il était au gouvernement. Il a pris la tête d'un cortège de plusieurs dizaines de milliers de manifestants, agitant le drapeau national bleu-blanc-rouge, symbole des manifestations qui se prolongent depuis plus de deux mois, avec le soutien du principal parti d'opposition, le Parti démocrate, dont est issu Suthep.

Menaces sur la Bourse et le contrôle aérien

Après avoir occupé et assiégé des ministères les précédentes semaines, la frange la plus radicale des manifestants a menacé de s'en prendre les prochains jours à la Bourse de Bangkok, voire au siège du contrôle aérien. Et lundi, même si tout Bangkok n'était pas bloqué, la situation restait très volatile. Le gouvernement a proposé à l'opposition une rencontre mercredi autour de la question du report des élections législatives du 2 février, boycottées par le principal parti d'opposition, le parti Démocrate, dont est issu Suthep.

L'opération de «paralysie» de Bangkok, qui pourrait durer ...

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