Thaïlande : 4 morts à Bangkok, rencontre entre le pouvoir et l'opposition

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Thaïlande : 4 morts à Bangkok, rencontre entre le pouvoir et l'opposition
Thaïlande : 4 morts à Bangkok, rencontre entre le pouvoir et l'opposition

Après un mois de manifestations contre le gouvernement en place, la tension est encore montée d'un cran ce dimanche en Thaïlande, l'opposition promettant de faire chuter la Première ministre, Yingluck Shinawatra. Des milliers de manifestants ont tenté de prendre le siège du gouvernement à Bangkok, alors que les violences ont déjà fait quatre morts et des dizaines de blessés. La tension est telle que la chef du gouvernement a rencontré le meneur de l'opposition, Suthep Thaugsuban. Mais sans accord à la clé pour mettre fin aux manifestations et occupations de bâtiments publics. «Yingluck n'a répondu à rien (...) Nous maintenons nos plans. Cela sera fini dans deux jours», a dit Suthep à la télévision.

Blocs en béton et fil barbelé

A la mi-journée (14 heures à Bangkok, 8 heures à Paris), devant le siège du gouvernement, quelques centaines de manifestants équipés de masques essayaient de déplacer les blocs de béton et de couper les rouleaux de fil barbelé. La police a utilisé gaz lacrymogènes et canons à eau. Devant une autre entrée, un sit-in pacifique était organisé et la formule «Berlin wall in Bangkok» (le mur de Berlin à Bangkok) peinte en lettres de couleur sur les parpaings. Les images de la télévision ont également montré des manifestants cherchant à échapper à une fumée blanche devant le siège de la police. Plusieurs milliers de policiers et de soldats étaient déployés pour protéger d'autres ministères, comme l'Intérieur, et des chaînes de télévision, menacées elles aussi par les manifestants.

«Notre opération de ce jour doit être pacifique, non-violente, avec une entrée polie dans les lieux», assurait dans la matinée Suthep Thaugsuban, meneur de l'opposition. «Quoi qu'il arrive, nous devons rester calmes, ne pas nous battre ou utiliser des armes», ajoutait-il, avant la bénédiction du mouvement par un moine. Il a appelé les fonctionnaires à se mettre en grève à partir de ...

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