TEXTE-La déclaration du sommet UE-Turquie sur la crise migratoire

le
0
    BRUXELLES, 8 mars (Reuters) - La Turquie a proposé lundi à 
Bruxelles, lors d'un sommet sur la crise migratoire, de faire 
plus pour enrayer l'afflux de migrants en Europe en échange 
d'une aide financière accrue, d'une accélération des 
négociations d'adhésion à l'Union européenne et d'un accès 
facilité de ses ressortissants à l'UE, mais les Vingt-Huit ont 
dit avoir besoin de temps pour étudier ce plan avant le Conseil 
européen des 17 et 18 mars. 
    Voici les points de la déclaration finale concernant les 
propositions d'Ankara:  
     
    Lors de leur rencontre avec le Premier ministre (turc Ahmet) 
Davutolu, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE ont 
abordé la situation migratoire, notamment en ce qui concerne la 
route des Balkans occidentaux. Ils se sont félicités de leur 
discussions avec le Premier ministre turc sur les relations 
UE-Turquie et sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre du 
plan d'action conjoint.  
    La Turquie a confirmé son engagement à mettre en œuvre 
l'accord de réadmission gréco-turque consistant à accepter le 
retour rapide de tous les migrants ne nécessitant pas de 
protection internationale qui arrivent en Grèce en provenance de 
Turquie et à reprendre tous les migrants irréguliers appréhendés 
dans les eaux turques. 
    Les chefs d'Etat et de gouvernement sont convenus que des 
mesures audacieuses étaient nécessaires pour fermer les voies de 
migration clandestines, pour briser le modèle économique des 
passeurs, pour protéger nos frontières extérieures et pour 
mettre fin à la crise migratoire en Europe. Nous devons briser 
l'idée selon laquelle monter dans un bateau suffit pour aller 
s'installer en Europe. 
    Voilà pourquoi ils ont souligné l'importance de l'activité 
de l'Otan en mer Egée qui est devenue opérationnelle 
aujourd'hui. Ils ont appelé tous les membres de l'Otan à la 
soutenir activement. Ils ont accueilli chaleureusement les 
autres propositions présentées aujourd'hui par la Turquie pour 
régler la crise migratoire. Ils sont convenus de travailler sur 
la base des principes consistant: 
 
    - à renvoyer tous les nouveaux migrants irréguliers arrivés 
dans les îles grecques en provenance de Turquie, le coût 
financier étant à la charge de l'UE; 
    - à réinstaller, pour chaque Syrien reconduit en Turquie 
depuis les îles grecques, un autre syrien de Turquie dans un 
Etat membre de l'UE, dans le cadre des engagements existants; 
    - à accélérer la mise en œuvre de la feuille de route sur  
la libéralisation des visas avec tous les Etats membres en vue 
de lever l'obligation de visa pour les citoyens turcs au plus 
tard à la fin du mois de juin 2016. 
    - à accélérer le versement des trois milliards d'euros 
alloués initialement pour assurer le financement d'une première 
série de projets avant la fin de Mars et de décider d'un 
financement supplémentaire pour les installations destinées à 
l'accueil des réfugiés syriens; 
    - à se préparer à prendre le plus tôt possible la décision 
sur l'ouverture de nouveaux chapitres dans les négociations 
d'adhésion, sur la base des conclusions du Conseil européen 
d'octobre 2015; 
    - à coopérer avec la Turquie pour améliorer les conditions 
humanitaires en Syrie afin de permettre à la population locale 
et aux réfugiés de vivre dans des zones plus sûres. 
     
    Le Président du Conseil européen va reprendre ces 
propositions et en préciser les détails avec la partie turque 
avant le Conseil européen de mars.  
 
 (Jean-Philippe Lefief pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant