Texas : report d'une exécution, deux semaines après celle de l'Oklahoma

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Texas : report d'une exécution, deux semaines après celle de l'Oklahoma
Texas : report d'une exécution, deux semaines après celle de l'Oklahoma

Une cour d'appel du sud des Etats-Unis a ordonné mardi après-midi le report d'une exécution prévue deux heures plus tard au Texas, qui devait être la première depuis la longue agonie d'un condamné à mort en Oklahoma, fin avril.

L'exécution de Robert James Campbell, dont l'injection létale était programmée à 23H00 GMT (21 heures en France) à Huntsville, est «suspendue», le temps de se prononcer sur le handicap mental dont ses avocats disent qu'il souffre. Ce handicap empêcherait de le condamner à la peine capitale en vertu de la Constitution, écrivent les trois juges d'appel dans leur arrêt.

Campbell, 41 ans, a été condamné à mort pour l'enlèvement, en 1991, d'une jeune employée de banque à une station service, puis son viol et son meurtre. En en appelant au gouverneur Perry et à la Cour suprême, les avocats exploitent une autre faille du système dénoncée par les abolitionnistes: les supposés troubles mentaux du condamné, qui rendraient toute exécution inconstitutionnelle. Ils réclament que la sentence de mort soit commuée en réclusion à perpétuité.

Ils appellent également la Cour suprême fédéral à mettre fin au secret d'Etat en matière d'injection létale, dans un ultime recours. Les droits constitutionnels de Robert James Campbell «ne peuvent être protégés que si on lui fournit les informations nécessaires pour assurer une exécution qui ne soit ni inhumaine, ni barbare», plaide son avocate Maurie Levin.

Injection létale, secret d'Etat, déficience intellectuelle: «Il y a beaucoup d'incertitudes autour de cette affaire», estime Richard Dieter, directeur du Centre d'information sur la peine capitale (DPIC), «en particulier deux semaines après l'Oklahoma. On doit être plus prudent et certain de tout ce que l'on entreprend».

Le 29 avril, la mise à mort de Clayton Lockett avait soulevé des protestations jusqu'à la Maison Blanche. Le condamné avait succombé apparemment dans une grande ...

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