Texas Instruments supprime 517 emplois en France

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TEXAS INSTRUMENTS SUPPRIME 517 EMPLOIS EN FRANCE
TEXAS INSTRUMENTS SUPPRIME 517 EMPLOIS EN FRANCE

VILLENEUVE-LOUBET, Alpes-Maritimes (Reuters) - Le groupe américain Texas Instruments a annoncé mardi à ses salariés la fermeture de l'usine de recherche et de développement de microprocesseurs pour les smartphones et les tablettes numériques de Villeneuve-Loubet, près de Nice.

Cela entraînera la suppression de 517 des 541 emplois du site, quelques dizaines de personnes devant continuer à travailler dans le domaine des télécommunications, a expliqué Christian Tordo, directeur général France du groupe américain.

"Ce projet est consécutif à l'annonce par le groupe le 14 novembre dernier de l'arrêt des activités de microprocesseurs et de connectivité sans fil destinés aux smartphones et aux tablettes, et de la suppression de 1.700 postes dans le monde", a précisé le groupe dans un communiqué.

Le site de Villeneuve-Loubet pourrait définitivement fermer ses portes fin 2013, début 2014.

Les activités commerciales en France, basées à Boulogne-Billancourt, près de Paris, représentant environ une cinquantaine d'emplois, ne devraient pas être affectées.

La décision d'Apple et de Samsung de développer en interne leurs propres microprocesseurs de smartphones et de tablettes numériques est l'une des raisons qui a conduit Texas Instruments à prendre cette décision.

Selon Christian Tordo, "50% du marché nous ont été fermés avec cette décision. Nous n'avons pas pu prendre sur ce marché des positions nécessaires qui auraient permis de générer le volume justifiant les investissements importants que nous étions amenés à faire."

"ERREURS STRATÉGIQUES", SELON FO

Le groupe américain souhaite maintenant mettre l'accent sur les applications pour les voitures et la domotique.

Le syndicat Force Ouvrière a fustigé mardi "les erreurs stratégiques commises" par la direction de la maison mère.

Le site, qui compte 28.000 m2 de bureaux sur 20 hectares de terrain dans les hauteurs de Villeneuve-Loubet, a connu son heure de gloire en atteignant un millier de salariés en 2007 avant un plan de restructuration supprimant près de 350 postes en 2009.

Le départ annoncé de cet employeur emblématique du département a suscité de nombreuses réactions politiques mardi dans les Alpes-Maritimes.

Le député UMP Eric Ciotti, président du Conseil général, a notamment "demandé solennellement au gouvernement (...) de prendre toutes ses responsabilités afin d'offrir aux salariés (...) un accompagnement individualisé pour les mener au plus vite vers la reprise d'une activité".

Sur son compte twitter, Lionnel Luca (UMP), député des Alpes-Maritimes, écrit que Texas Instrument "a des comptes à rendre au gouvernement puisqu'il a bénéficié pleinement du Crédit Impôt Recherche. Arnaud Montebourg (le ministre du Redressement productif-NDLR) doit exiger le remboursement."

Les premières négociations entre la direction et les syndicats concernant l'accompagnement des 517 salariés commenceront officiellement le 8 janvier.

Matthias Galante, édité par Yves Clarisse

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  • manx750 le mardi 18 déc 2012 à 17:50

    Mittal c'est un sous développé d'indien pour le triste sire de Montebourg et on peut le traiter comme un chaouche ; Texas Instruments, c'est l'américain, l'occident, le bon .. On ne va pas lui faire le même traitement qu'à un un gars du tiers monde !

  • JOKEN le mardi 18 déc 2012 à 17:47

    Alors le monté bour il va là aussi nationaliser... quand il ne dit rien sur Renault qui délocalise en algérie, ces chers copains du maghreb qui prennent le travail des français, alors que renault a fait des licenciements !

  • jlegras le mardi 18 déc 2012 à 17:35

    Si si, il va nous nationaliser tout ça.

  • manx750 le mardi 18 déc 2012 à 17:14

    Autant qu'à florange... Mais ça n'interesse pas le Petit baigneur Montebourg ?