Tester son logement avant de l'acheter, c'est possible !

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Un réseau immobilier vient de lancer son nouveau service baptisé «A l’essai». Près de 500 propriétaires proposent déjà aux acheteurs potentiels d’occuper leur bien quelques heures voire une nuit pour s’assurer qu’ils s’y sentent bien.

Même si le marché immobilier a retrouvé des couleurs, la concurrence est rude dans les réseaux immobiliers pour séduire clients et acheteurs et finaliser la vente. C’est dans ce contexte que l’enseigne immobilière sans agence Capifrance a choisi de lancer un service innovant, histoire de se démarquer de la concurrence. Tout comme cela existe déjà pour la voiture ou pour d’autres produits, l’idée consiste à proposer à l’acheteur potentiel une période d’essai pour être sûr d’avoir fait le bon choix.

À peine lancée, l’initiative baptisée «A l’essai» a déjà séduit 500 propriétaires (on peut retrouver les logements concernés ici) selon Capifrance. «Cette possibilité est réservée aux biens que nous nos agents commerciaux ont en exclusivité, soit un quart de notre portefeuille», explique Philippe Buyens, directeur général de l’enseigne. Le réseau qui revendique 1700 conseillers immobiliers et 9.000 ventes annuelles espère que ce nouveau service concernera bientôt 30% de ses mandats exclusifs.

Un séjour de 4 à 24 heures

Concrètement, une fois qu’un propriétaire donne son accord, il doit préciser la durée du «test»: généralement une demi-journée, une journée pleine voire 24 heures avec une nuit sur place. Si cette dernière formule peut rassurer les acheteurs sur l’absence de bruit nocturne, elle semble plus compliquée à mettre en œuvre.

L’enseigne suggère notamment de passer par une enseigne de location de logement de courte durée en ligne pour laisser une trace officielle de ce séjour et défrayer le propriétaire s’il doit chercher à se loger ailleurs pour la nuit. Et côté assurance, il faudra compter sur la responsabilité civile du propriétaire et de l’acheteur potentiel. «Dans tous les cas de figure, rester sur place au moins quelques heures cela change tout, précise Philippe Buyens. Dans une vente classique, on se décide sur une impression de quelques minutes seulement.»

Éviter les abus

Par ailleurs Capifrance précise que ces essais «ne concernent que les clients ayant effectué une première visite et que l’agent commercial a identifié comme étant en capacité de financer le bien immobilier convoité. «Il ne s’agit pas d’avoir des personnes qui viennent là uniquement pour profiter gracieusement d’une villa sur la côte», s’amuse Philippe Buyens. Pour ce réseau immobilier sans agence, ce service est un gage de transparence pour l’acheteur et devrait donc hâter les ventes.

Avec son homologue Optimhome, Capifrance fait partie de ces réseaux immobilier en ligne détenus depuis 2011 par Artemis, la holding de la famille Pinault. Certaines mauvaises langues estiment que genre d’achat se fait souvent pour 7 ans et qu’il est donc grand temps d’embellir la mariée. L’avenir dira si ce service est un gadget ou une innovation durable.

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