Test-match - Lamerat : " Je comprends que les gens s'interrogent"

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Test-match - Lamerat : " Je comprends que les gens s'interrogent"
Test-match - Lamerat : " Je comprends que les gens s'interrogent"

Retenu dans le groupe de 25 joueurs pour affronter l'Angleterre samedi prochain malgré ses fréquentes blessures et ses difficultés avec Castres, le centre du XV de France, Rémi Lamerat, a confié à l'AFP " comprendre " que les gens doutent de son niveau international. Ce qui n'empêche pas le joueur aux six petites sélections d'être très heureux de sa pré-sélection et faire preuve de beaucoup de détermination.

Rémi Lamerat, Entre vos blessures et les déconvenues sportives avec Castres, si l'on vous avait dit il y a six mois que vous seriez ici, à préparer la Coupe du monde...
« ... Je ne l'aurais pas cru. Je ne pensais pas faire partie de ce groupe même si je l'espérais et que ça faisait partie de mes objectifs personnels. J'ai eu cette blessure à une cuisse face au pays de Galles (pendant le Tournoi des VI Nations, fin février) qui m'a fait penser que j'avais laissé passer ma chance. Et il y a eu cette saison compliquée avec Castres. J'ai beaucoup douté et c'était un grand soulagement quand la liste des 36 est sortie. Je me suis dit que je voulais faire cette préparation à fond pour ne pas avoir de regret à la fin. »

Qu'avez-vous ressenti après cette blessure contre le pays de Galles ?
« C'était rageant car j'étais très bien physiquement à cette période. C'était aussi un moment où j'avais à cœur d'amener ce que je savais faire à l'équipe. C'est une blessure accidentelle, sur une cuillère. J'ai ressassé cette action plusieurs fois. Je me disais : "Qu'est ce qu’il se serait passé si je l'avais évitée ? Est-ce que j'aurais fait tout le match ?". »

« Frustrant » de ne pas avoir de match complet au niveau international

Du coup, nous n’avons pas la sensation de vous avoir vu pleinement en action en Bleu...
« C'est la réalité, j'ai fait quelques bouts de match en Australie, un demi match en Irlande... Je n'ai pas encore d'expérience ni de match complet à ce niveau là. C'est frustrant pour moi et je comprends que les gens s'interrogent par rapport à mon niveau. »

Contre l'Angleterre, samedi, cela pourrait être l'occasion de montrer ce que vous valez ?
« Je ne le prends pas comme une carte à jouer personnelle, mais plutôt comme une chance de pouvoir montrer le travail collectif effectué depuis plus d'un mois. Même s'il y a de la concurrence et même si les performances individuelles seront scrutées. Je pars du principe qui si collectivement ça se passe bien, on peut gagner un peu de crédit par rapport aux entraîneurs. »

Un travail de longue haleine sur le physique

Les blessures que vous avez connues vous obligent-elles à une discipline personnelle particulière désormais ?
« Oui. A Castres, les préparateurs physiques ont su s'adapter à mes anciennes blessures. Depuis deux ans, sur ma journée de repos, je vais en plus travailler à Toulouse avec un kiné et préparateur physique qui m'accompagne depuis mes blessures à un genou (entre 2011 et 2013). Mon corps a longtemps été mon meilleur ennemi, il est désormais mon allié. Je me sens très bien. »

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