Test-match : Au bout de l'ennui, une (toute) petite victoire

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Test-match : Au bout de l'ennui, une (toute) petite victoire
Test-match : Au bout de l'ennui, une (toute) petite victoire

A deux semaines de la Coupe du monde, le XV de France a bien failli replonger, ce samedi soir au stade de France. Face à l'Ecosse, les Bleus se sont imposés dans les derniers instants (19-16) au terme d'un match brouillon et ennuyeux.

Il y a deux semaines, c’est avec soulagement et plaisir que nous écrivions que le XV de France avait retrouvé des certitudes et de l’allure contre l’Angleterre. Mais la vérité d’hier n’est pas forcément celle d’aujourd’hui. Et à deux semaines de la Coupe du monde, le constat est finalement le même que depuis trois ans : les hommes de Philippe Saint-André ont encore trop de manques. Ce samedi soir, pour leur dernier match de préparation, les coéquipiers de Thierry Dusautoir se sont imposés contre l’Ecosse (19-16). Une petite victoire arrachée en fin de match grâce à un essai de Noa Nakaitaci. Le tout au terme d’un match ennuyeux et brouillon, où les Français ont affiché trop de faiblesses, à l’instar du capitaine Thierry Dusautoir, pas encore dans le rythme.

Heureusement, Huget est là

Car au-delà de leur maillot, les Français étaient bien dans le rouge face à des Ecossais plus joueurs. C’est simple, du jeu, les Bleus n’en ont jamais envoyé ce samedi soir. Par fulgurances, Huget (clairement indispensable aujourd’hui), Bastareaud et Spedding ont permis au public du Stade de France de s’enflammer, un peu. Mais pendant une heure, ce sont les buteurs qui se sont affrontés sur une pelouse tout aussi laborieuse. Laidlaw, un brin plus précis que Michalak, a permis au XV du Chardon de faire la course en tête jusqu’à la 59eme. Un buteur écossais bien aidé par l’indiscipline tricolore : huit pénalités concédées en première période (contre l’Angleterre il y a quinze jours, la France n’en avait concédé que sept sur tout le match) ! Même en mêlée, où la France avait montré un net regain de forme ces dernières semaines, la machine s’est déréglée...

Le panache était écossais

Brillant contre les Anglais, Frédéric Michalak a été décevant dans l’orientation du jeu et dans les libérations. Et puis à la 61eme, un essai écossais est venu sanctionner la maladresse des Bleus dans la dernière passe. A la suite d’un ballon perdu dans les 22 mètres adverses, les Français se sont laissés surprendre en contre après un long coup de pied rasant. Pas encore replacé à l’arrière, Spedding était devancé par Seymour, auteur du premier essai de la soirée. Heureusement pour Philippe Saint-André et ses joueurs, Noa Nakaitaci avait gardé un peu de jus pour perforer le rideau défensif adverse à cinq minutes du terme : 19-16, score final. Une toute petite victoire française que les Ecossais, joueurs jusqu’au bout, auraient pu transformer en match nul s’ils avaient choisi de frapper la pénalité accordée dans le temps additionnel. La victoire est française, mais le panache lui, était écossais. Et à deux semaines de son premier rendez-vous en Coupe du monde (contre l’Italie), la France a affiché aux yeux de tous d’incroyables lacunes. Car dans les dernières secondes, c'est bien de « tenir » dont il était question. Contre l'Ecosse. A domicile...

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