Tesson : le Père Ubu à l'Élysée

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François Hollande et Harlem Désir, ici en 2012.
François Hollande et Harlem Désir, ici en 2012.

Il y a longtemps que le crédit politique du président de la République est entamé. Le peuple vient de le lui faire savoir par son vote récent. C'est son crédit moral qui vient aujourd'hui de prendre un coup sérieux. L'entrée de Harlem Désir au gouvernement est en effet, outre une maladresse politique, un geste d'une incroyable muflerie. Vis-à-vis de la République, du peuple, du Parti socialiste et de l'Europe. C'est beaucoup.

Il promettait une République exemplaire. Nous n'avons cessé de dire que son grand air de la vertu n'était qu'un leurre. Il nous donne spectaculairement raison. Il fait mieux que tous ses prédécesseurs, en tête desquels son contre-modèle favori, Nicolas Sarkozy, qu'il a abreuvé d'insultes pour conquérir le pouvoir et qui fait désormais figure d'enfant de choeur. Avec un splendide cynisme, il commet un abus de pouvoir digne des tyranneaux d'opérette.

"Bouffres"

À la Ubu. Pire que Ubu. Pour se débarrasser des gêneurs, le Père Ubu les envoyait à la trappe. Lui, Hollande, il en fait des ministres, selon le principe d'incompétence. C'est dire la considération qu'il porte à ceux qu'il vient de nommer. Comment se débarrasser de Harlem Désir ? Mettons-le à l'Europe, cornegidouille. Le troisième en deux ans ! L'Europe, ma poubelle, elle n'est bonne qu'à ça !

Moi, président de la République? Non, moi, Hollande. Moi seul. "De par ma chandelle verte, me voici roi dans ce pays." Roi de droit divin, monarque absolu d'un...

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