Tesco se dit en voie de redressement, le titre surperforme

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* Le bénéfice semestriel a plongé de 55% * Les volumes de ventes en hausse en Grande-Bretagne * Tesco croit à un retour d'un "cercle vertueux" (Actualisé avec précisions sur les résultats, contexte, déclarations et cours de Bourse) par James Davey et Kate Holton LONDRES, 7 octobre (Reuters) - Tesco TSCO.L juge que sa décision de sacrifier son bénéfice pour réaliser des investissements l'a fait entrer dans un "cercle vertueux" lui permettant de regagner des clients et d'être en avance sur ses objectifs. Lors de l'annonce mercredi de ses résultats trimestriels, la première chaîne britannique de supermarchés a fait état d'une amélioration continue de ses ventes sur son marché domestique, ce qui l'a autorisé à confirmer son objectif annuel de bénéfice. Le coût de cet effort de redressement est cependant élevé. Le bénéfice au premier semestre a plongé de 55% et le directeur général Dave Lewis, arrivé à la barre du groupe en septembre 2014 pour le sauver de la débâcle, a prévenu qu'il était prêt à accroître davantage les investissements au second semestre pour relever les défis posés par le marché. L'action progressait de 0,62% à 193,35 pence vers 10h50 GMT alors que l'indice européen de la distribution .SXRP cèdait 0,1% dans le même temps. Payant le prix d'une stratégie coûteuse de développement international lancée en période d'intensification féroce de la concurrence des distributeurs à bas coûts Adli et Lidl sur le marché britannique, Tesco a annoncé en avril l'une des plus grandes pertes annuelles jamais enregistrées par une entreprise britannique, à 6,4 milliards de livres (8,71 milliards d'euros). Le groupe a en outre dû encaisser le choc de son aveu d'une manipulation de ses comptes en 2014. "Nous avons réussi une transformation de notre activité d'une ampleur inédite au cours des 12 derniers mois et cela fonctionne", a affirmé mercredi Dave Lewis. Sur les six principaux critères définis par Tesco -- bénéfice, ventes, trésorerie, fidélité de la clientèle, satisfaction du personnel et des fournisseurs --, le groupe britannique atteint ou dépasse ses objectifs, a-t-il souligné. "Le cercle vertueux commence de nouveau à fonctionner avec la croissance des volumes, ce qui est crucial", a insisté Dave Lewis. PAS DE RETOURNEMENT DES PRIX À LA HAUSSE EN VUE Les transactions dans les magasins en Grande-Bretagne ont progressé de 1,5% avec des volumes, soit la quantité de biens achetés, en hausse de 1,4%. En raison de la baisse des prix, les ventes à magasins constants ont en revanche encore diminué mais la contraction ralentit. Elles ont ainsi reculé de 1% au deuxième trimestre après un déclin de 1,5% au premier trimestre. Les analystes s'attendaient à une baisse comprise entre 1% et 1,5%. Cette évolution est meilleure que celle enregistrée par des concurrents de Tesco que sont Sainsbury's, Asda, filiale de Wal-Mart, et Morrisons. Dave Lewis a précisé que le prix d'un panier classique de courses chez Tesco avait baissé de 3% sur un an. Il a dit s'attendre à une poursuite de la déflation au second semestre. "Nous ne constatons pas de changement des conditions de marché", a-t-il dit. Les ventes à l'international, qui représentent plus de 20% du chiffre d'affaires du groupe, ont progressé à périmètre constant pour la première fois en près de trois ans au premier semestre, notamment avec le redressement en Pologne et en Slovaquie. Ces résultats ont été salués sous le sceau de l'anonymat par un actionnaire institutionnel majeur de Tesco. "L'élément remarquable à mes yeux a été le commentaire sur la croissance des transactions et des volumes", a-t-il dit. "Cela donne à penser que quelque chose s'améliore de manière structurelle." Parmi les objectifs de Dave Lewis figurent aussi la réduction de l'endettement et le retour de la note de crédit de Tesco dans la catégorie investissement. Le groupe a toutefois déclaré mercredi qu'il ne prévoyait pas de nouvelles cessions d'actifs importants après la vente récente de sa filiale en Corée du Sud pour 6,1 milliards de dollars (5,42 milliards d'euros). Cette opération a ramené l'endettement total de Tesco à 16,5 milliards de livres. (Avec Paul Sandle et Emma Thomasson; Wilfrid Exbrayat et Bertrand Boucey pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)


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