Tesco revoit à la baisse sa prévision de résultat annuel

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RECUL DES VENTES DE FIN D'ANNÉE DE TESCO AU ROYAUME-UNI
RECUL DES VENTES DE FIN D'ANNÉE DE TESCO AU ROYAUME-UNI

par James Davey et Neil Maidment

LONDRES (Reuters) - Tesco, le numéro trois mondial de la grande distribution, a annoncé jeudi avoir revu à la baisse sa fourchette de prévisions pour son bénéfice opérationnel annuel après un nouveau repli marqué de ses ventes sur le marché britannique pendant la période de Noël.

Cette contre-performance risque d'accroître la pression sur son équipe dirigeante, qui a entrepris il y a près de deux ans un plan de redressement de ses activités au Royaume-Uni.

Vers 11h45, le titre Tesco cédait 1,95% à 323,40 pence alors que l'indice regroupant les valeurs de la distribution européennes perdait 0,37%.

Tesco a précisé avoir révisé à la baisse ses estimations - qui, selon le groupe, sont désormais conformes aux anticipations des investisseurs - pour prendre en compte une faiblesse persistante des ventes de produits alimentaires en Grande-Bretagne et un basculement plus important que prévu vers les ventes en ligne dans l'ensemble du secteur.

"Le haut de la fourchette des prévisions a été abaissé de quelque 50 millions de livres (60 millions d'euros) et le bas de près de 150 millions", a dit à des journalistes Laurie McIlwee, le directeur financier de Tesco.

Le distributeur a précisé s'attendre à ce que son bénéfice opérationnel se situe dans la fourchette des estimations de marché actuelles, qui va, selon lui, de 3,16 à 3,41 milliards de livres.

Cela constituerait un recul par rapport aux 3,45 milliards de livres réalisées au cours de l'exercice 2012-2013 et marquerait une deuxième baisse consécutive du résultat d'exploitation annuel.

Laurie McIlwee a ajouté que la prudence du groupe sur ses résultats était également le fait de l'impact des troubles politiques sur ses activités en Thaïlande.

LE TITRE M&S PROGRESSE MALGRÉ UNE BAISSE DES VENTES

Le plan de redressement des activités britanniques de Tesco prévoit notamment un milliard de livres (1,21 milliard d'euros) d'investissements dans la modernisation de magasins, le recrutement, le lancement de nouvelles gammes de produits et des campagnes promotionnelles.

Malgré ces efforts, les ventes de ses magasins britanniques ouverts depuis plus d'un an (hors carburants et TVA) ont reculé de 2,4% sur les six semaines au 4 janvier par rapport à la période correspondante de l'exercice précédent.

Les estimations des analystes financiers allaient de -0,5% à -2,5% après un recul de 1,5% au troisième trimestre.

Ailleurs dans le secteur, Marks & Spencer a vu ses ventes d'habillement de baisser pour le dixième trimestre consécutif fin 2013 malgré le lancement de nouvelles lignes de vêtements.

Les ventes alimentaires du groupe, elles, ont augmenté de 1,6% au troisième trimestre alors que les analystes prévoyaient une progression de 1,1% à 2,5%.

WM Morrison, numéro quatre de la distribution en Grande-Bretagne derrière Tesco, Asda (filiale de Wal-Mart Stores) et J Sainsbury, a de son côté accusé une baisse de 5,6% de ses ventes à magasins constants sur les six semaines au 5 janvier et dit que son résultat annuel devrait se situer dans le bas des anticipations du marché.

Le titre WM Morrison chutait de ce fait de 6,6% à 237,4 pence, accusant l'une des plus fortes baisses de l'indice Euro Stoxx 600.

En revanche, l'action Marks & Spencer, qui avait ouvert en baisse, gagnait près de 2,5%, les courtiers soulignant que la plupart des mauvaises nouvelles entourant le groupe avaient déjà été inscrites dans le cours de Bourse.

Le titre J Sainsbury perdait encore 2,36% après déjà avoir cédé 2,41% mercredi à la suite d'une révision à la baisse des prévisions de vente annuelles par le groupe.

Marc Angrand et Benoît Van Overstraeten pour le service français

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