Terrorisme-Paris renforce ses liens avec onze pays africains

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    PARIS, 22 novembre (Reuters) - Paris et onze pays d'Afrique 
de l'Ouest ont décidé de resserrer leur coopération dans la 
lutte contre le terrorisme djihadiste qui reste une lourde 
menace en particulier dans la bande sahélo-saharienne, comme en 
France. 
    Pour renforcer leur capacité d'action, les ministres de 
l'Intérieur ou de la Défense des onze pays africains ont 
participé lundi et mardi à un séminaire à Paris autour du 
ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.  
    "Nous avons réaffirmé notre engagement à lutter, avec une 
totale détermination, contre le terrorisme djihadiste", a 
déclaré Bernard Cazeneuve à la presse.  
    "La menace d'Aqmi (Al Qaïda au Maghreb islamique) sur 
l'Afrique de l'Ouest reste vive et nous en sommes tous 
parfaitement conscients", a-t-il ajouté, en rappelant la 
participation de Paris aux opérations militaires au Mali depuis 
2013. 
    Le ministre français a souligné que plusieurs pays avaient 
été touchés : le Mali avec l'attentat de Bamako le 20 novembre 
2015, le Burkina Faso avec celui de Ouagadougou le 15 janvier 
2016, la Côte d'Ivoire avec l'attentat de Grand Bassam le 13 
mars 2016, le Niger le 3 juin 2016 lors d'une attaque à Bosso.  
    "Il y a donc clairement un enjeu régional en Afrique de 
l'Ouest et dans la bande sahélo-saharienne", a-t-il ajouté, en 
exprimant son soutien au Cameroun où six soldats ont été tués 
dans la nuit de lundi à mardi dans le nord du pays lors d'une 
attaque attribuée à la secte islamiste Boko Haram. 
    Les ministres ont décidé d'une série de mesures, en premier 
lieu le développement de campagnes de contre-propagande pour 
mieux lutter contre la propagande djihadiste et toucher le 
public jeune, particulièrement exposé à l'endoctrinement". 
    Les pays concernés mettront en oeuvre un programme de 
mobilisation couvrant tous les aspects de la lutte 
antiterroriste avec des échanges de personnels et des exercices 
de terrain. Enfin, un guide pratique destiné à tous les 
policiers et gendarmes pour la détection des processus de 
radicalisation, en particulier chez les jeunes, sera édité. 
    Cinq Etats du Sahel présents à Paris (Mauritanie, Mali, 
Burkina Faso, Niger et Tchad) ont créé en février 2014 le G5 
Sahel, un cadre institutionnel de coopération régionale en 
matière de politiques de développement et de sécurité. 
    Mais c'était la première fois qu'ils se retrouvaient à Paris 
dans une réunion élargie à la Côte d'Ivoire, au Bénin, au 
Sénégal, à la Guinée, au Cameroun et au Togo. 
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 
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