Terrorisme : «Les salafistes veulent prendre le pouvoir» dans certains quartiers

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Terrorisme : «Les salafistes veulent prendre le pouvoir» dans certains quartiers
Terrorisme : «Les salafistes veulent prendre le pouvoir» dans certains quartiers

Alors que des voix s'élèvent pour s'inquiéter que la France abrite des Molenbeek, base arrière belge des djihadistes des attentats de Paris et de Bruxelles, le ministre de la Ville, Patrick Kanner, promet la « tolérance zéro ».

D'après vous, une centaine de quartiers en France présentent des « similitudes potentielles » avec Molenbeek en Belgique. Lesquels ?

PATRICK KANNER. Il ne s'agit pas de stigmatiser. Ce sont des quartiers qui cumulent les difficultés en termes d'urbanisme, de chômage, de service public défaillant. Sur la centaine de quartiers concernés, certains présentent des ressemblances sur tel ou tel aspect avec Molenbeek : concentration extrême de problèmes sociaux, ultracommunautarisme, économie souterraine, abandon des services publics et des élus locaux malheureusement dépassés. Oui, il y a des risques, mais c'est parce qu'on agit qu'il n'y aura pas de Molenbeek en France.

Les terroristes qui ont frappé en France et en Belgique venaient de ces quartiers...

Tous ne viennent pas de ces quartiers, mais c'est vrai par exemple pour Amedy Coulibaly ( NDLR : le tueur de l'Hyper Cacher), qui venait de la Grande-Borne à Grigny (Essonne), pour Mehdi Nemmouche ( NDLR : le tueur du Musée juif de Bruxelles en 2014), qui est passé par le quartier de la Bourgogne à Tourcoing (Nord), et pour Mohamed Merah, qui était du quartier du Mirail à Toulouse (Haute-Garonne). Leurs parcours ne peuvent se réduire à leur adresse, ce sont des trajectoires plus complexes. Et s'il y a des cas qui dérapent dans ces quartiers, l'immense majorité des jeunes n'est pas concernée. Face à cela, nous devons entrer en résistance à l'obscurantisme. L'absence de réponse des pouvoirs publics se solderait par ce qu'il vient, hélas, de se passer en Belgique.

D'où vient ce chiffre d'une centaine ?

Nous avons 1 500 quartiers prioritaires — soit 5,5 millions de Français — qui ne sont pas des Molenbeek, mais où ...

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  • delapor4 il y a 12 mois

    "Il est difficile d'admettre que l'islam est une chance pour la France car il est impossible d'envisager le vivre-ensemble avec le diable". (Général Antoine Martinez)

  • schalle6 il y a 12 mois

    Le peuple va se réveiller et fera le boulot à leur place!

  • schalle6 il y a 12 mois

    Ils ne feront rien; c'est leur fonds de commerce pour 2017.

  • dhote il y a 12 mois

    Que peuvent ils inscrire à leur actif depuis 2012 ??

  • M8252219 il y a 12 mois

    Ou sont nos anti cléricaux virulents qui bouffaient du curé à longueur de temps : ont ils peurs de finir comme des moutons avec le sourire Berbère, si ils s'attaquent aux sale affistes.

  • godardja il y a 12 mois

    Cela fait des années que l'on sait que les salafistes et autres radicaux travaillent au corps les jeunes des quartiers difficiles. Qu'a-t-on fait : rien. On laisse se développer le communautarisme et même nos gentils élus le financent pour conserver leur petit poste.

  • M2266292 il y a 12 mois

    Que fait il celui là pour lutter contre les salafistes : Rien