Terrorisme : les réseaux de la «jihadosphère»

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Terrorisme : les réseaux de la «jihadosphère»
Terrorisme : les réseaux de la «jihadosphère»

« Chaque route a un raccourci, et le raccourci du Paradis est le jihad. » Posté il y a quelques jours sur la page d'un réseau social d'une adolescente domiciliée dans le Nord, et « liké » par plus d'une centaine de personnes, voici l'exemple de statuts qui se multiplient sur les plates-formes largement visitées par des adolescents sur le Net.

Décrits d'abord comme lieux de radicalisation express de certains adolescents en crise identitaire (NDLR : 21 % des Français partis en Syrie ou en Irak sont de nouveaux convertis), ces réseaux sociaux confirment tristement, et de manière quotidienne, qu'ils sont un vecteur de recrutement pour les candidats au départ, le plus souvent âgés entre 18 et 30 ans. Alors qu'un renforcement de la loi antiterroriste promet de s'y attaquer, la tâche s'annonce ardue pour les services spécialisés qui travaillent chaque jour à empêcher les départs de jihadistes en herbe, face au nombre et la viralité des messages haineux diffusés sur la Toile. Bien que virtuels, ceux-ci parviennent à convaincre les plus fragiles à quitter le domicile familial, pour rejoindre des zones de guerres, faussement présentées comme des eldorados.

Facebook, Instagram, Twitter...

La liste impressionne tant les réseaux sociaux les plus célèbres se retrouvent presque tous cités dans les affaires dites de jihadistes. « Impossible de donner un chiffre précis, mais l'écrasante majorité des départs se fait par l'intermédiaire de ces sites », confirme un enquêteur spécialisé. « La précédente génération, qui a pu connaître les conflits afghans ou tchétchènes, n'a pas tout à fait connu l'essor de ces moyens de communication, d'où leur nombre bien plus restreint, ajouté au plus grand éloignement de ces zones de guerres. »

A l'heure du haut débit et du smartphone, la diffusion des messages textes, audios et vidéos se fait en un clic. « Tout s'échange sur ces sites, des photos de propagande aux ...

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