Terrorisme : la France bloque pour la première fois un site web

le
2
La France a permis en novembre 2014 le blocage administratif de sites web pour apologie du terrorisme.
La France a permis en novembre 2014 le blocage administratif de sites web pour apologie du terrorisme.

La France vient de (discrètement) procéder au premier blocage administratif d'un site web pour apologie du terrorisme. C'est un journaliste de RFI spécialisé dans les questions djihadistes, David Thomson, qui en a fait dimanche la découverte : le site islamic-news.info est désormais inaccessible et les visiteurs éventuels sont renvoyés vers une page du ministère de l'Intérieur qui explique : "Vous avez été redirigé vers ce site officiel, car votre ordinateur allait se connecter à une page dont le contenu provoque à des actes de terrorisme ou fait publiquement l'apologie d'actes de terrorisme."

Le blocage administratif est l'une des mesures, très discutée, de la nouvelle loi antiterroriste votée en novembre dernier. Elle permet à l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication de réclamer à des éditeurs ou à des hébergeurs, sans l'aval d'un juge, le retrait de certains contenus. En l'espèce, on ignore encore ce qui est précisément reproché à islamic-news.info. Octave Klaba, le fondateur et directeur technique d'OVH qui hébergeait le site, a expliqué que son entreprise n'avait pas été prévenue du blocage par le ministère de l'Intérieur - bien que la loi prévoie que l'hébergeur dispose d'un délai de 24 heures pour retirer lui-même les contenus incriminés avant qu'il ne soit procédé au blocage.

Source Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • CHANOMAR le lundi 16 mar 2015 à 16:47

    oui mais ils ont déjà mis plusieurs moi pour le fermer alors il faut pas demander de trop et franchement qui essais de les arrêter pour commencer leur interdire de revenir déjà

  • M8252219 le lundi 16 mar 2015 à 16:42

    les services de police pourraient certainement identifier les personnes recherchant ce genre de site