Terrorisme, islamisme : la guerre des mots des politiques

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Le chef de l'État François Hollande a accueilli Nicolas Sarkozy sur le perron de l'Élysée dimanche avant la marche républicaine en mémoire des victimes des attentats.
Le chef de l'État François Hollande a accueilli Nicolas Sarkozy sur le perron de l'Élysée dimanche avant la marche républicaine en mémoire des victimes des attentats.

Après trois jours d'attentats terroristes et dix-sept morts, la classe politique française se livre à une véritable guerre des mots. Comment qualifier Chérif et Saïd Kouachi - responsables de la tuerie de Charlie Hebdo - ainsi qu'Amedy Coulibaly, auteur de la fusillade de Montrouge et de la prise d'otages de l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes ? Faut-il parler de "terroristes" ? Ou bien de "fondamentalistes islamiques", d'"islamistes radicaux" ? Les responsables politiques sont partagés. Pour qualifier les assassins, le chef de l'État François Hollande parle de "terroristes", d'"illuminés", de "fanatiques". Le patron de l'UMP Nicolas Sarkozy est dans le même registre quand il condamne des "terroristes", des "assassins" et des "barbares". En revanche, le Premier ministre Manuel Valls, le député UMP de Paris François Fillon et le député UMP de Haute-Loire Laurent Wauquiez affirment que la France est en guerre contre "l'islamisme radical". Quant à la patronne du FN Marine Le Pen, elle qualifie les frères Kouachi d'"islamistes radicaux" ou de "fondamentalistes islamiques" tout en établissant un lien clair entre immigration et islam radical. Bref, après le temps de l'union nationale et du recueillement, les divisions et clivages politiques resurgissent.

Éviter les dérapages

Qui a raison ? Comment faut-il nommer ces assassins ? Et surtout faut-il mentionner l'islamisme ? Voilà ce qu'en pense Olivier Roy, chercheur spécialiste du monde musulman :...

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