Terrorisme, islamisme et raison d'État

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Djamel Beghal, lors de son procès en 2005.
Djamel Beghal, lors de son procès en 2005.

"Djamel n'a jamais fait mystère d'être un islamiste, un salafiste, c'est même revendiqué. [...] Quand il s'énerve, il lui arrive de me traiter de mécréant. Je sais qu'il le pense et qu'il pense que vous l'êtes aussi." La tirade est signée Bérenger Tourné, avocat de l'islamiste radical Djamel Beghal, âgé de 45 ans. "Je conchie personnellement son idéologie talibane, a poursuivi maître Tourné. Il n'en reste pas moins qu'il n'a aucun projet d'attentat. Je le dis, nous sommes dans l'aberration." Djamel Beghal était jugé la semaine dernière devant le tribunal correctionnel de Paris, aux côtés de six autres prévenus, pour avoir préparé l'évasion d'Aït Ali Belkacem, auteur de l'attentat du RER C en 1995. Il aurait également, selon l'avocat général, fomenté un acte de terrorisme, ce qu'il conteste vigoureusement. Déjà condamné en 2005 à 10 ans de prison pour un projet d'attentat contre l'ambassade des États-Unis en France, l'homme était assigné à résidence dans le Cantal lorsque la police l'a interpellé.Début 2010, après un renseignement de la sous-direction antiterroriste de la police, Beghal, Belkacem et les autres sont mis sur écoutes. Au téléphone, leur langage est codé. Les prévenus parlent de "trucs" et de "vêtements" à se procurer. Évoquent des hadiths sans que l'on sache exactement à quoi cela fait allusion. S'agit-il d'armes, d'un véhicule volé ? L'enquête le laisse penser. Mais certaines interprétations se font plus...

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