Terrorisme-Cazeneuve en Turquie pour éviter de nouveaux couacs

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ANKARA, 26 septembre (Reuters) - Bernard Cazeneuve a invité vendredi son homologue turc Efkan Ala à participer à une réunion avec les ministres de l'Intérieur de l'Union européenne le 6 novembre prochain pour débattre de la lutte contre le terrorisme après l'interpellation ratée mardi dernier de trois présumés djihadistes français. Le ministre français de l'Intérieur s'est rendu à Ankara pour améliorer les communications entre la France et la Turquie sur "le retour des ressortissants français qui sont en centre de rétention administrative au titre d'infractions au droit au séjour en Turquie et qui sont expulsés par les autorités turques conformément au droit turc vers le territoire français". "Nous avons constaté au cours des 48 dernières heures qu'un certain nombre de process manifestaient des déficits de communication entre nos services respectifs et qu'il fallait prendre des décisions pour améliorer cette communication", a-t-il dit à la presse à Ankara. Trois hommes, dont le beau-frère de Mohamed Merah, qui avait tué en 2012 sept personnes à Toulouse et Montauban avant d'être abattu par la police, avaient atterri mardi à Marseille sans être interpellés par les forces de l'ordre, alors qu'ils étaient attendus à Paris pour y être arrêtés. ID:nL6N0RP1L4 Bernard Cazeneuve a souligné vendredi que les autorités turques n'avaient pas averti la France du changement d'avion. Les trois présumés djihadistes se sont rendus mercredi à la gendarmerie et sont actuellement entendus par les services. La délégation parlementaire au renseignement (DPR) a dédouané jeudi les services de sécurité français. Cette instance spécialisée, constituée de députés et de sénateurs, a entendu le directeur central de la police aux frontières, David Skuli, et le directeur général de la sécurité intérieure, Patrick Calvar. "Au vu des informations obtenues, la délégation ne conclut pas à un dysfonctionnement de nos services", déclare-t-elle dans un communiqué. Elle souligne cependant "l'impérieuse nécessité" d'améliorer les échanges d'information avec les services étrangers et de mettre en place le plus rapidement possible le système de traitement des données passagers (PNR) prévu par la loi de programmation militaire de décembre 2013. Selon la délégation, c'est l'absence de ce système qui explique en grande partie le cafouillage de mardi. (Gülsen Solaker, édité par Yves Clarisse)

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