Terrain de jeux à la nantaise

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Julien Berthier, "Temps etrangers", Place du Bouffay, Nantes, dans le cadre du Voyage a Nantes 2016
Julien Berthier, "Temps etrangers", Place du Bouffay, Nantes, dans le cadre du Voyage a Nantes 2016

La cinquième édition du festival Voyage à Nantes pertube et redessine tout l’été les espaces publics de la métropole.

Convivialité et folies douces sont les maîtres mots du Voyage à Nantes, festival culturel décalé qui, chaque été depuis 2012, s’amuse à perturber l’espace public de la métropole à sa façon, tentaculaire et arborescente.

Tentaculaire, tant l’esprit de la manifestation se nourrit d’une imagerie animale, dans cette ville berceau des éléphants, des hérons et d’autres monstres marins des Machines de l’île – cette année, la nouvelle occupante de la Galerie des machines est l’araignée, qui se déplace avec des visiteurs embarqués.

Arborescente, car le Voyage, qui s’est associé aux espaces verts de la ville, invite artistes, designers et architectes à décliner au fil des ans fictions bucoliques ou mobilier urbain inventif, permettant de pique-niquer ou de jouer dans des interstices de verdure inattendus.

Lutte avec les éléments « Il n’y a jamais de thématique au Voyage à Nantes, mais on constate à chaque édition des échos inconscients, confie Jean Blaise, le fondateur et directeur de l’événement. Cette année, je dirais que ce sont les choses brutes, la vie brute. » Vie brute dans laquelle le Lieu unique, l’ancienne biscuiterie LU transformée en centre d’art, plonge les visiteurs avec Léviathan et ses fantômes – un documentaire des artistes et anthropologues Lucien Castaing-Taylor et Véréna Paravel –, au plus près de la rudesse de la vie d’un chalutier sur la côte est des Etats-Unis.

La violence des flots, du vent, de jour ou de nuit : tout est filmé sans notion de cadrage comme un...

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