Teodorin Obiang en examen pour les "biens mal acquis"

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LE FILS DU PRESIDENT DE GUINÉE ÉQUATORIALE MIS EN EXAMEN À PARIS
LE FILS DU PRESIDENT DE GUINÉE ÉQUATORIALE MIS EN EXAMEN À PARIS

PARIS (Reuters) - Teodorin Obiang, fils du président de Guinée équatoriale, a été mis en examen mardi pour blanchiment dans l'affaire dite des "biens mal acquis", a-t-on appris mercredi auprès de son avocat.

Des juges français enquêtent depuis décembre 2010 sur les conditions dans lesquelles trois chefs d'Etat africains - Denis Sassou Nguesso du Congo, Teodoro Obiang et le défunt président gabonais Omar Bongo - ont acquis un important patrimoine immobilier et mobilier en France.

Teodorin Obiang, vice-présisent de la Guinée équatoriale, s'est vu signifier sa mise en examen par visio-conférence, a dit à Reuters son avocat, Me Emmanuel Marsigny.

Cette audition n'avait pas été possible auparavant "au regard des fonctions qui sont les siennes et de l'immunité qui s'y attache", a-t-il précisé.

En juin 2013, la justice française a rejeté des recours de la Guinée équatoriale visant à faire annuler tout un pan de l'enquête sur l'affaire dite des "biens mal acquis".

Elle contestait notamment la saisie, en juillet dernier, d'un immeuble luxueux de l'avenue Foch, dans le XVIe arrondissement de Paris, appartenant selon les enquêteurs au fils du président équato-guinéen.

À cette date, Teodorin Obiang n'était plus le propriétaire de cet immeuble, affecté par la Guinée Équatoriale à l'exercice de sa mission en France, et jouissait à ce titre de l'immunité diplomatique, faisaient valoir ses avocats.

Mais pour les juges d'instruction, qui le soupçonnent d'avoir financé son patrimoine immobilier en France avec des fonds publics en provenance de son pays, il était bien le seul maître des lieux.

L'hôtel particulier parisien de six étages a fait l'objet d'une perquisition de deux semaines en février 2012.

Les magistrats avaient alors saisi des oeuvres d'art, du mobilier ancien, des vins fins et autres objets précieux d'une valeur globale estimée à plusieurs dizaines de millions d'euros.

Ils y avaient déjà saisi en 2011 de nombreuses voitures de luxe, une opération validée en novembre dernier par la cour d'appel de Paris.

(Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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